La fin du port du masque est-elle pour bientôt dans les écoles?

Publié le 19 février 2022 à 11h50
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Depuis la mise en place de cette règle depuis plusieurs semaines, le fameux port du masque par les jeunes à l'école n'a jamais fait l'unanimité au sein de la population, mais il avait été jugé nécessaire selon la santé publique.

Cependant, la situation actuelle nous permet d'entrevoir un abandon possible de cette règle. C'est ce qui a été avancé dans une entrevue donnée à La Presse. Le Dr Luc Boileau a déclaré que le retrait du masque dans les écoles primaires et secondaires sera fortement discuté ce week-end.

Une immunité collective?

Le fait que bien plus que 2 millions de Québécois, dont plusieurs enfants, ont attrapé la COVID-19 récemment pèserait lourd dans la balance. En effet, le risque de contracter la maladie de nouveau dans les 3 à 4 prochains moins serait très faible pour eux.


« Il faut se poser la question à savoir si on a encore besoin de demander cette protection-là pour les enfants. On est en train de recalibrer pour savoir s'il y a encore un avantage. »

Dr Luc Boileau

Des mesures efficaces

Malgré tout, le successeur du Dr Horacio Arruda réitère que le port du masque et la vaccination ont été des atouts majeurs pour freiner la pandémie.

Maintenant que le variant Omicron s'essouffle, alors qu'on note une baisse importante des cas et des hospitalisations, la santé publique se penche sur le port du masque étant donné que celui-ci peut empirer les difficultés d'apprentissage des enfants qui ont de la misère à s'exprimer, entre autres.

« Est-ce qu'on est prêt à retirer le port du masque dans les écoles primaires et secondaires? La question est sur la table et on [l'examinera] durant la fin de semaine »

Dr Luc Boileau

La vaccination des 12 à 17 ans

La vaccination des adolescents vient tout juste d'être autorisée. Toutefois, celle-ci n'est pas obligatoire, mais bien recommandée pour ceux qui sont plus à risque ou qui le désirent simplement :

« Ce qu'on a remarqué, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de cas graves chez les enfants de 12 à 17 ans, particulièrement ceux qui sont vaccinés (deux doses). Mais si des parents se sentent plus à l'aise, pour toutes sortes de raisons, de donner une troisième dose à leur enfant, ils le pourront. »

Dr Luc Boileau

Source: La Presse
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