Bianca Longpré se vide le coeur concernant une terrible situation
Ricci a grandi avec le hockey dans le c½ur, il a commencé à patiner à 4 ans et il dormait avec son bâton comme d’autres dorment avec leur doudou. À 13 ans bientôt, ses rêves de LNH ont changé, mais pas sa passion pour le sport qui a façonné son enfance et ses amitiés.
Il connaît les statistiques des joueurs AAA à travers le Québec et encourage les équipes comme un vrai fan.
Ricci sait féliciter les gardiens adverses et célébrer la présence des filles sur la glace.
Il n’est pas rare de le voir écouter des games à la radio et commenter chaque passe comme s’il était dans la foule, son vocabulaire de hockey bien affûté.
Il n’a jamais douté que le hockey faisait partie de lui, malgré les revers, malgré les défaites.
Sa mère est convaincue qu’il fera quelque chose de grand avec ce sport, même si le chemin ne passe pas par la LNH.
Mais depuis deux ans, quelque chose a changé dans son expérience du hockey. Le racisme s’est immiscé dans les arénas.
Des insultes ont commencé à pleuvoir sur lui, d’abord rares, puis trop fréquentes. Après certaines games, il pleure en silence, le sourire effacé par des mots qui touchent à ce qu’il est, à ce qu’il représente, à sa couleur.
Sa mère, forte et protectrice, pleure elle aussi, parfois en cachette, se demandant si elle a eu raison de lui faire aimer ce sport qui lui apporte aussi tant de douleur.
Ricci et la réalité du racisme dans le hockey mineur
Les semaines passent et les incidents se répètent.
Les insultes racistes sont lancées dans des arénas où l’arbitre n’entend rien, où personne ne réagit, où les joueurs savent dire les pires choses hors de portée des officiels.
Un cross-check dans le dos, une insulte raciste, et le c½ur de Ricci se contracte plus fort qu’un coup dur sur la glace.
Sa mère et son père ont pleuré en revenant de la dernière game à Repentigny, où encore une fois son fils a été visé.
Ce n’est pas seulement la violence physique qui blesse, c’est la violence des mots qui ramène Ricci à sa différence.
À l’école, certains enfants lui lancent des insultes, sans comprendre le poids que ça porte.
Sa mère espérait qu’il dirait un matin « je veux arrêter », mais Ricci s’est levé, lui a fait un câlin et lui a dit que tout allait être correct, avant de prendre son casque et de partir jouer.
Même si des entraîneurs ou des joueurs issus de différentes ethnies sont présents dans le circuit, le racisme persiste, parfois même chez des parents dans les estrades.
Le raciste, on ne le voit pas toujours au départ, mais on l’entend et on le ressent jusqu’au plus profond de soi.
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