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Avec malaise, une influenceuse québécoise brise le silence sur les contrats qui lui échappent


PUBLICATION
Eve Demers
17 décembre 2025  (20h51)
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Influenceuse québécoise
Crédit photo: Instagram

Audrey, influenceuse québécoise active sur TikTok, se questionne publiquement sur un malaise persistant, celui de voir toujours les mêmes créateurs décrocher les gros contrats, malgré ses propres statistiques positives.

Dans une vidéo publiée récemment, Audrey se livre avec une transparence désarmante sur une réalité que plusieurs créateurs de contenu reconnaîtront.
Elle explique avoir l'impression d'être coincée dans ce qu'elle appelle elle-même une « flop era », même si, sur papier, tout semble fonctionner.
Ses vidéos performent bien, certaines deviennent virales, sa communauté est fidèle et engagée.
Pourtant, du côté des revenus, rien ne décolle réellement, ce qui crée un décalage difficile à gérer entre reconnaissance numérique et stabilité financière.
Audrey observe que, dans les collaborations payantes avec de grandes marques, ce sont souvent les mêmes visages qui reviennent.
Elle ne parle pas de jalousie, ni de rancoeur, mais d'un questionnement sincère qui la pousse à se remettre en doute.
Elle se demande si elle fait quelque chose de travers, si son contenu manque d'un élément précis ou si l'industrie favorise désormais des profils plus récents.
Cette interrogation résonne fortement dans un milieu où les règles semblent parfois floues.

Audrey et la réalité financière derrière la création de contenu

Son témoignage prend encore plus de poids lorsqu'elle évoque son contexte personnel actuel.
Audrey revient tout juste d'un congé de maternité, avec un salaire partiel et l'espoir que les réseaux sociaux deviennent enfin une source de revenus viable.
Elle rappelle qu'elle ne compte pas uniquement sur TikTok pour payer ses comptes. Elle fait aussi du montage vidéo pour des clients et cumule d'autres contrats afin d'assurer une certaine stabilité financière à sa famille.
Malgré tous ces efforts, elle ressent une forme d'essoufflement émotionnel.
Donner autant de temps, d'énergie et de créativité, sans voir de retombées concrètes, peut devenir lourd à porter à long terme.
Son message met en lumière une réalité rarement abordée publiquement. La création de contenu peut fonctionner sur le plan algorithmique et communautaire, sans nécessairement rapporter suffisamment pour en vivre.
Plusieurs internautes se sont reconnus dans son discours, laissant des commentaires empreints de solidarité.
D'autres ont partagé vivre exactement la même situation, renforçant l'idée que ce malaise est loin d'être isolé.
Cette prise de parole soulève aussi des questions sur les critères des marques, la perception de la valeur et la pression constante de se renouveler. Dans un univers numérique en perpétuel mouvement, la ligne entre succès et précarité reste mince.
Sans pointer de coupables, Audrey ouvre une discussion nécessaire sur la monétisation du travail créatif. Son honnêteté rappelle que derrière les chiffres et les vues, il y a des humains qui tentent simplement de joindre les deux bouts.
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