Mariana Mazza se vide le coeur: je suis terrorisée
Cette semaine, Mariana Mazza a fait de touchantes confidences à coeur ouvert, concernant la façon dont elle voit le métier d'humoriste.
C'est dans un long message sur sa page Facebook que l'artiste aux multiples talents a dévoilé le fond de sa pensée.
Le tout a commencé par une entrevue à la radio:
« Pendant mes vacances au mois de juin, j'ai fait une entrevue au 98,5 pour parler de tout et de rien.
Normalement, quand je suis en pause de travail, je n'accorde pas d'entrevues, parce que je sais que je suis dans un état mental et physique qui demande du repos.
Je ne suis pas dans une lucidité normale, mais plus en mode veille.
Comme un ralenti où on voit la poussière redescendre super lentement. Comme dans la série Stranger Things, dans l'autre monde.
Pour moi, tout s'arrête, pour que la machine que je suis recommence en force au mois d'août.
Comme les turbines du Titanic qui s'arrêtent pour faire marche arrière avant de frapper l'iceberg.
Ceci étant dit, je suis Rocky qui a besoin de se faire gueuler dessus pour se ressaisir (je lâche les films, promis).
Pendant cette entrevue-là, l'animatrice me demande si j'avais à éliminer dans ma vie, soit l'humour, soit les toiles, soit les livres. Si j'avais à en éliminer un de ma vie, ce serait lequel.
Et je réponds du tac-o-tac: L'humour!
Elle est surprise et me dit: « Je ne m'attendais pas à cette réponse! »
Normalement, quand je suis en pause de travail, je n'accorde pas d'entrevues, parce que je sais que je suis dans un état mental et physique qui demande du repos.
Je ne suis pas dans une lucidité normale, mais plus en mode veille.
Comme un ralenti où on voit la poussière redescendre super lentement. Comme dans la série Stranger Things, dans l'autre monde.
Pour moi, tout s'arrête, pour que la machine que je suis recommence en force au mois d'août.
Comme les turbines du Titanic qui s'arrêtent pour faire marche arrière avant de frapper l'iceberg.
Ceci étant dit, je suis Rocky qui a besoin de se faire gueuler dessus pour se ressaisir (je lâche les films, promis).
Pendant cette entrevue-là, l'animatrice me demande si j'avais à éliminer dans ma vie, soit l'humour, soit les toiles, soit les livres. Si j'avais à en éliminer un de ma vie, ce serait lequel.
Et je réponds du tac-o-tac: L'humour!
Elle est surprise et me dit: « Je ne m'attendais pas à cette réponse! »
Une grande réflexion
Par la suite, Mariana a pris un moment pour réfléchir à sa réponse, avant de faire une bouleversante réalisation:
« Bien évidemment, pendant mes vacances, je ne fais que lire et faire des toiles, ça me comble, parce que j'ai jamais le temps de décider ce que je veux faire, je suis en spectacle la plupart du temps.
Et je me sens galvanisée de dire que l'humour, c'est juste un travail, je ne suis plus passionnée.
Je suis certaine dans mon ton et dans mon regard, quand je lui dis que pour moi, l'humour, ce n'est plus ce que j'aime le plus.
Ce que j'aime, c'est parler aux gens.
Et je n'avais pas tort.
Pas tout à fait.
Mais.
J'ai pris le temps de réfléchir à ce que j'ai dit (après que mon agence m'ait dit de plus jamais répéter ça parce que ça veut dire que je dis aux gens que j'aime pas ce que je fais), mais aussi parce que je n'ai pas dit ce que je pensais pour vrai. »
Et je me sens galvanisée de dire que l'humour, c'est juste un travail, je ne suis plus passionnée.
Je suis certaine dans mon ton et dans mon regard, quand je lui dis que pour moi, l'humour, ce n'est plus ce que j'aime le plus.
Ce que j'aime, c'est parler aux gens.
Et je n'avais pas tort.
Pas tout à fait.
Mais.
J'ai pris le temps de réfléchir à ce que j'ai dit (après que mon agence m'ait dit de plus jamais répéter ça parce que ça veut dire que je dis aux gens que j'aime pas ce que je fais), mais aussi parce que je n'ai pas dit ce que je pensais pour vrai. »
La raison réelle est donc ressortie:
« Ce que je pensais pour vrai, c'est que ce que j'aime, c'est de réussir à écrire quelque chose de fort.
C'est de monter soir après soir sur une scène où devant moi des gens suspendent leur vie, comme dans Stranger Things, pour passer la soirée avec moi.
Ce que j'aime, c'est de bûcher tellement fort pendant mes rodages, travailler tard le soir, tôt le matin, être obsédée par les mots que je vais choisir pour parfaitement bien arriver au plus gros rire possible.
Ce que je pensais vraiment, c'était que je suis terrorisée à l'idée que ma vulnérabilité sur scène dans ce troisième spectacle ne soit pas à la hauteur du travail que je mets dans mon travail.
J'ai peur que ça le fasse pas.
J'ai peur que les gens rejettent ma proposition d'être ouverte, à coeur et à tête, pour eux.
C'est ça que j'aurais voulu dire: L'humour me donne envie de me dépasser au bout de ma vie pis je suis tétanisée par la réaction des gens qui vont enfin voir sur scène la vraie fille qui se cache derrière les cris et les S.O.S (scusez!).
Je voulais l'écrire depuis longtemps, à vous, ceux qui choisissent de suivre ma page.
Je l'aime mon métier.
Un peu trop.
Puis il me fait peur.
Parce que la vulnérabilité pis la performance c'est pas supposé aller ensemble.
Pis là, c'est ce que je fais.
Fake, c'est ça.
Bonne journée pis assumez vos peurs. »
C'est de monter soir après soir sur une scène où devant moi des gens suspendent leur vie, comme dans Stranger Things, pour passer la soirée avec moi.
Ce que j'aime, c'est de bûcher tellement fort pendant mes rodages, travailler tard le soir, tôt le matin, être obsédée par les mots que je vais choisir pour parfaitement bien arriver au plus gros rire possible.
Ce que je pensais vraiment, c'était que je suis terrorisée à l'idée que ma vulnérabilité sur scène dans ce troisième spectacle ne soit pas à la hauteur du travail que je mets dans mon travail.
J'ai peur que ça le fasse pas.
J'ai peur que les gens rejettent ma proposition d'être ouverte, à coeur et à tête, pour eux.
C'est ça que j'aurais voulu dire: L'humour me donne envie de me dépasser au bout de ma vie pis je suis tétanisée par la réaction des gens qui vont enfin voir sur scène la vraie fille qui se cache derrière les cris et les S.O.S (scusez!).
Je voulais l'écrire depuis longtemps, à vous, ceux qui choisissent de suivre ma page.
Je l'aime mon métier.
Un peu trop.
Puis il me fait peur.
Parce que la vulnérabilité pis la performance c'est pas supposé aller ensemble.
Pis là, c'est ce que je fais.
Fake, c'est ça.
Bonne journée pis assumez vos peurs. »
Un message poignant qui aura certainement touché le coeur de nombreux fans.
Source: Facebook Mariana Mazza
| SONDAGE | ||
26 SEPTEMBRE|169 RÉPONSES Mariana Mazza se vide le coeur: je suis terrorisée Suivez-vous Mariana Mazza sur les réseaux sociaux? | ||
| Oui | 30 | 17.8 % |
| Non | 139 | 82.2 % |
| Liste des sondages | ||