Obligatoire au Québec, un changement arrive dans vos épiceries
La loupe nutritionnelle devient obligatoire au Québec, forçant l'industrie alimentaire à revoir ses recettes, ses emballages et la façon d'informer les consommateurs à l'épicerie.
Depuis mercredi, cette loupe bien visible apparaît sur de nombreux produits transformés vendus en épicerie, notamment les céréales, croustilles, jus et repas prêts à manger.
Elle signale clairement un excès de sucre, de sel ou de gras saturés, sans qu'il soit nécessaire de scruter l'étiquette au dos.
Santé Canada impose désormais ce symbole aux aliments qui dépassent 15 % de la valeur quotidienne recommandée pour ces nutriments, avec des seuils adaptés selon le type de produit.
L'objectif est simple, offrir une information rapide et compréhensible au moment de faire l'achat.
Selon des données de l'Université Laval, près de 60 % des aliments transformés les plus populaires au Québec sont concernés par cette nouvelle obligation.
Cela représente un virage important pour les fabricants, mais aussi pour les habitudes des consommateurs.
La loupe nutritionnelle et la santé publique au Québec
Pour les autorités de santé, cette mesure vise à freiner la progression des maladies chroniques liées à l'alimentation, comme le diabète de type 2, l'hypertension et les maladies cardiovasculaires.
L'avertissement visuel permet d'identifier instantanément les produits à consommer avec modération.
Statistique Canada rapporte qu'environ 49 % des adultes ont un tour de taille associé à des risques pour la santé, tandis que 31 % des jeunes vivent avec un surplus de poids.
L'alimentation demeure un facteur clé dans ces statistiques préoccupantes.
Du côté des experts, l'efficacité du symbole fait débat.
Certains soulignent que l'approche binaire, présence ou absence de la loupe, manque de nuance comparativement à d'autres systèmes utilisés ailleurs dans le monde.
Le nutritionniste Bernard Lavallée rappelle qu'un produit sans avertissement peut demeurer peu intéressant sur le plan nutritionnel, alors qu'un aliment riche comme les noix peut se retrouver pénalisé.
La loupe informe, mais ne remplace pas l'éducation alimentaire.
À l'étranger, l'expérience du Chili inspire toutefois l'optimisme.
Après l'instauration d'un système semblable, les achats de boissons sucrées ont chuté de façon marquée et plusieurs entreprises ont reformulé leurs produits pour éviter l'étiquette.
Au Canada, certaines entreprises ont déjà emboîté le pas.
Des centaines de recettes ont été ajustées afin de réduire le sel, le sucre ou les gras saturés, même si certains produits ne pourront jamais éviter l'avertissement.
Pour les consommateurs, la loupe nutritionnelle devient un nouvel outil parmi d'autres pour faire des choix plus éclairés, sans remplacer l'importance de cuisiner et de privilégier des aliments frais.
| SONDAGE | ||
1 JANVIER|418 RÉPONSES Obligatoire au Québec, un changement arrive dans vos épiceries La loupe nutritionnelle influencera-t-elle vos achats à l'épicerie | ||
| Oui souvent | 82 | 19.6 % |
| Parfois | 150 | 35.9 % |
| Pas du tout | 186 | 44.5 % |
| Liste des sondages | ||