Sophie Thibault dévoile comment elle a vaincu son anxiété et se confie sur ses projets de retraite
Elle a incarné pendant des décennies le sérieux et la rigueur du bulletin de nouvelles.
Pourtant, Sophie Thibault n'avait jamais rêvé d'être journaliste.
Quelques semaines avant son dernier passage à l'antenne le 19 juin, elle s'est confié sans filtre au magazine 7 Jours sur ses débuts marqués par le doute, son parcours unique et ce qui l'attend dans sa nouvelle vie.
Une vocation née sur le tard
Issue d'un milieu journalistique, avec un père directeur de l'information à Radio-Canada et une mère autrice, on pourrait croire que le destin de Sophie était tout tracé.
Pourtant, rien ne la prédestinait à devenir lectrice de nouvelles.
Elle raconte en riant:
« J'ai fait un bac en psychologie, mais j'ai compris que ce n'était pas pour moi. J'ai même saboté mon examen d'entrée à la maîtrise en faisant des blagues pendant une simulation de consultation. »
C'est son père qui lui souffle l'idée d'explorer le journalisme.
Un certificat à l'Université de Montréal, une formation à l'école Promédia et voilà que la passion s'installe.
De la radio à la télévision, presque par hasard
Tout commence avec un article pour Clin d'oeil, suivi d'un poste à la radio communautaire de Châteauguay.
Sophie Thibault grimpe rapidement les échelons jusqu'à passer un test à Télé-Métropole, sans pression et décroche le poste.
Son tout premier bulletin?
En pleine crise d'Oka, en 1990.
Elle se souvient:
« J'avais zéro assurance. Mon coeur battait dans mes oreilles et mes feuilles restaient collées à mes mains moites. »
Apprivoiser le trac
C'est ce stress intense, cette nervosité quasi paralysante qui a accompagné ses débuts:
« Ça m'angoissait tellement que je faisais de l'hyperventilation. Cela dit, dès que j'ai identifié la source de mon problème, j'ai appris à respirer et cette angoisse a fini par passer »
Quelques mois plus tard, la voix se pose.
La caméra devient une alliée et la confiance s'installe enfin.
Des moments gravés dans l'histoire
De sa longue carrière, deux périodes ressortent spontanément: le 11 septembre 2001 et la pandémie.
« Le 11 septembre, je n'étais pas de service, mais je suis allée à la station en disant: «Mettez-moi n'importe où.» »
La pandémie, elle, reste l'un des épisodes les plus intenses:
« C'était anxiogène, mais j'étais reconnaissante de pouvoir informer et rassurer. »
Des rencontres inoubliables
Parmi les plus belles surprises: coanimer le bulletin avec Charles Aznavour:
« Il devait être interviewé par Pierre Bruneau, qui est tombé malade. J'ai pris sa place. Pendant une heure et demie, Aznavour a commenté l'actualité à mes côtés. Un moment magique. »
Une retraite bien méritée, sans lien avec la maladie
Sophie tient à le préciser: son départ n'a rien à voir avec le cancer de la peau diagnostiqué en 2017:
« Je viens d'avoir 64 ans. C'est simplement le bon moment. J'ai envie de respirer, d'écouter les moineaux sur une terrasse. »
Sa conjointe, Dominique Poirier, est toujours active, mais les projets de voyage sont bien au programme.
En attendant, Sophie se réjouit d'entrer dans « le club des retraités ».
Une nouvelle vie connectée à la nature
Le 20 juin au matin, elle ne se rendra plus au travail.
Elle ira marcher en forêt.
Elle prendra le temps de reconnaître les chants d'oiseaux avec l'appli Merlin Bird ID.
Elle alimentera sa chaîne YouTube.
Elle filmera peut-être des bébés renards ou des parulines:
« J'ai hâte de devenir productrice de contenu. Je le suis déjà un peu, mais à partir du 20 juin, j'aurai tout mon temps. »
À ceux qui lui disent qu'ils vont s'ennuyer d'elle à l'antenne?
« Eh bien moi aussi je vais m'ennuyer de vous. »
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