Une bien mauvaise nouvelle pour les propriétaires québécois
Les renouvellements hypothécaires, les taux d'intérêt et le coût de la vie inquiètent de plus en plus de propriétaires au Québec alors que 2026 s'annonce particulièrement coûteuse.
Le choc est bien réel pour des milliers de ménages qui arrivent à la fin de leur terme hypothécaire signé durant la pandémie, à une époque où les taux frôlaient des planchers historiques.
Aujourd'hui, le retour à des taux dépassant 4 % transforme chaque renouvellement en véritable casse-tête financier.
Selon la Banque du Canada, près de 60 % des prêts hypothécaires au pays devront être renouvelés d'ici 2026, et déjà, une majorité entraîne des hausses de paiements importantes.
Dans certains cas, les versements mensuels augmentent de plus de 400 $, un montant difficile à absorber dans un contexte économique déjà serré.
À Québec, Stéphane Bruyère, courtier hypothécaire, raconte voir défiler des situations semblables depuis l'automne.
Des clients qui payaient à peine 1,79 % doivent maintenant accepter des taux autour de 4,29 %, avec encore plusieurs centaines de milliers de dollars à rembourser, ce qui fait exploser les paiements.
Renouvellements hypothécaires et taux d'intérêt, un mur financier en 2026
Roy Nakhal, courtier chez Multi-Prêts Hypothèques, confirme que le pire reste à venir, surtout au printemps.
Les appels se multiplient de gens qui espèrent trouver un meilleur taux, mais la marge de manoeuvre est souvent limitée, peu importe l'institution financière.
La Banque du Canada estime que les paiements des prêts à taux fixe pourraient augmenter de 15 % à 20 % en moyenne par rapport à décembre 2024.
À l'inverse, les détenteurs de taux variables pourraient voir un léger répit, mais ils demeurent minoritaires, surtout au Québec.
Ici, plus de 85 % des hypothèques sont à taux fixe sur cinq ans, un choix sécuritaire à l'époque, mais qui amplifie aujourd'hui l'effet du choc.
Passer d'un taux sous les 2 % à un taux dépassant 4 % représente un saut brutal pour bien des budgets familiaux.
Pour tenir le coup, plusieurs propriétaires optent pour le refinancement.
Dettes de cartes de crédit, marges personnelles, prêts pour des rénovations ou des véhicules sont souvent intégrés à l'hypothèque, allongée à 25 ou même 30 ans afin de réduire les paiements mensuels.
La situation devient encore plus délicate lors de séparations.
De plus en plus de couples n'arrivent pas à racheter la part de l'autre, faute de capacité financière, ce qui force parfois deux ex à continuer de cohabiter sous le même toit.
Malgré tout, certains signes sont plus rassurants.
Plusieurs ménages ont profité des années de taux bas pour rembourser du capital, et la valeur des propriétés a fortement augmenté, ce qui offre un certain coussin.
Les experts le répètent, peu de gens vont vendre leur maison uniquement pour une hausse de quelques centaines de dollars par mois, mais 2026 exigera des ajustements, de la discipline et, surtout, beaucoup de sang-froid.
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| Un peu | 31 | 19.4 % |
| Pas du tout | 66 | 41.3 % |
| Déjà prévu | 14 | 8.8 % |
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