Une candidate de Ma mère, ton père brise le silence sur sa demande d’aide médicale à mourir
Sandy Trépanier-Gauthier, la participante de Ma mère, ton père, a révélé un témoignage poignant sur son combat contre la douleur et sa demande d’aide médicale à mourir, avant de finalement choisir la vie.
Son récit, partagé sur ses réseaux sociaux cette semaine, est empreint de vulnérabilité et d’espoir, et il a secoué beaucoup d’abonnés.
Au plus fort de sa crise de polyarthrite, Sandy décrit des douleurs intenses aux articulations, comparables à celles d’un cancer des os, selon ses propres mots. Elle raconte que chaque geste simple — se coiffer, laver ses cheveux ou même porter une cuillère à la bouche — est devenu presque impossible.
La souffrance physique s’est conjuguée à de l’épuisement professionnel, une peine d’amour profonde et les bouleversements de la ménopause, créant ce qu’elle appelle un « méchant cocktail » de détresse.
À bout de forces, elle explique qu’elle s’est rendue à une consultation médicale convaincue d’avoir atteint un point de non-retour, et qu’elle a demandé l’aide médicale à mourir, une option légale au Québec pour soulager une souffrance jugée intolérable.
Pourquoi l’aide médicale à mourir a été un tournant pour Sandy Trépanier-Gauthier
Le moment clé de son récit survient lorsqu’une phrase de sa rhumatologue l’a littéralement arrêtée: « On va éteindre le feu. » Un traitement à base de cortisone lui est prescrit, puis l’option d’un médicament qu’elle avait évité pendant dix ans par peur des médicaments.
Elle décrit alors trois jours décisifs où elle devait choisir entre affronter sa phobie et s’accrocher à l’espoir, ou aller de l’avant avec l’aide médicale à mourir.
Mais ce n’est pas l’amour pour ses trois enfants qui l’a finalement retenue à la vie, dit-elle avec une honnêteté désarmante, mais bien une image précise : celle de sa future petite-fille attendue en avril.
L’idée de sentir la chaleur de sa joue contre la sienne, même si elle ne peut peut-être pas la prendre dans ses bras, devient son « Y », ce pourquoi elle décide de continuer.
Aujourd’hui, Sandy veut transformer cette épreuve en quelque chose de plus grand qu’elle-même. Elle veut inspirer d’autres femmes à poursuivre leur mission, même dans la douleur, à leur rythme et selon leur énergie.
Elle a aussi annoncé une pause temporaire sur ses plateformes personnelles, un arrêt de travail indéterminé pour sa boutique, et a chaleureusement remercié Marie-Ève Dubé pour assurer la continuité des opérations de FLBelanger.
Son message final est rempli d’espoir pour ceux qui « traversent leur mur aujourd’hui » : « Sache qu’un Y existe aussi pour toi, parfois minuscule, mais suffisant pour continuer. »
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