Excellente nouvelle pour le cinéma québécois aux Oscars
Le cinéma québécois s'est invité sur la scène mondiale jeudi matin alors que deux courts métrages d'ici ont obtenu des nominations aux Oscars, une reconnaissance rare et marquante pour l'industrie culturelle.
La jeune fille qui pleurait des perles, une production de l'Office national du film du Canada, figure parmi les cinq finalistes dans la catégorie du meilleur court métrage d'animation.
De son côté, Perfectly a strangeness, signé par la réalisatrice montréalaise Alison McAlpine, se retrouve en nomination pour le meilleur court métrage documentaire.
Pour plusieurs artisans du milieu, ces nominations confirment la vitalité et la créativité du court métrage québécois, un format souvent discret mais extrêmement influent sur la scène internationale.
Elles arrivent aussi dans un contexte où le cinéma d'auteur peine parfois à se faire une place face aux grandes productions commerciales.
Réalisé en animation image par image, La jeune fille qui pleurait des perles est l'oeuvre des Montréalais Chris Lavis et Maciek Szczerbowski.
Le duo n'en est pas à sa première reconnaissance majeure, puisque le film a déjà remporté le prix du meilleur court métrage canadien au Festival international du film de Toronto, en septembre dernier.
Le projet a nécessité près de cinq ans de travail, une démarche longue et minutieuse typique de ce type d'animation. Le film s'est démarqué autant par son esthétique singulière que par sa narration sensible, ce qui lui a valu un accueil très favorable dans les festivals.
Une reconnaissance internationale pour le talent québécois
Chris Lavis et Maciek Szczerbowski connaissent bien l'univers des Oscars. Les deux créateurs avaient déjà été nommés en 2007 pour leur court métrage Madame Tutli-Putli, un succès qui avait marqué les amateurs de cinéma d'animation. Cette nouvelle nomination confirme la constance et la portée de leur travail.
Dans la catégorie documentaire, Perfectly a strangeness permet aussi au Québec de rayonner. Réalisé par Alison McAlpine, le film explore des thèmes humains et universels à travers un regard sensible et contemplatif.
Bien que la réalisatrice soit originaire de Vancouver, elle a collaboré étroitement avec des créateurs québécois et chiliens pour mener ce projet à terme.
La nomination du film témoigne de l'ouverture de l'Académie envers des oeuvres plus intimistes et des récits qui sortent des formats traditionnels. Pour le milieu documentaire, il s'agit d'une vitrine exceptionnelle.
Ces deux nominations placent le Québec dans une position enviable à l'approche de la 98e cérémonie des Oscars, qui se tiendra le 15 mars prochain à Los Angeles. Même sans victoire assurée, la simple présence de ces films parmi les finalistes représente un accomplissement majeur.
Pour l'industrie culturelle québécoise, cette reconnaissance internationale rappelle que les histoires d'ici, portées par des créateurs passionnés, continuent de toucher et d'émouvoir bien au-delà de nos frontières.
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