Les organisateurs du convoi de la liberté veulent qu'un tribunal dégèle leurs fonds

Publié le 3 septembre 2022 à 15h41
PAR GABRIEL LANDRY

Pour les aider à payer les coûts liés à leur participation à la Commission sur l'état d'urgence, les organisateurs des manifestations des camionneurs ont demandé qu'un tribunal leur débloque plus de 450 000 $ de fonds. Rappelons qu'ils avaient eu leurs fonds gelés lorsque l'état d'urgence avait été déclaré.

L'enquête publique débutera le 13 octobre prochain. Elle aura comme objectif d'éclairer les circonstances des évènements ayant mené à la déclaration de l'état d'urgence par le gouvernement fédéral, en février dernier. Des manifestants anti-mesure sanitaire avaient alors bloqué les rues d'Ottawa, la capitale fédérale, pendant 23 jours.

Tamara Lich, Chris Barber, Pat King et d'autres des organisateurs de ces manifestations auraient déposé une requête devant la cour supérieure de l'Ontario cette semaine. Ils ont dit faire face à « d'importantes demandes de représentation légale » de la part de la commission. Les organisateurs ont aussi fait remarquer que leur groupe, Freedom 2022 Human Rights and Freedoms, n'avait accès à aucun actif présentement, puisque leurs fonds avaient été gelés.

Le convoi avait alors amassé plus de 20 millions $ en dons lors des manifestations à Ottawa. Sur ce montant, plus de 5 millions $ avait été gelé en attente de la conclusion des poursuites contre l'organisation. Ces poursuites avaient été enclenchées par des résidents et entreprises de la capitale fédérale pour un peu plus de 300 millions $ en dommages et intérêts.


En juin dernier, le regroupement Freedom 2022 Human Rights and Freedoms avait obtenu la « qualité pour agir » dans le cadre de la Commission sur l'état d'urgence. Cela signifiait qu'il avait l'autorisation de contre-interroger les témoins. Selon la commission, ils avaient aussi la possibilité de demander un financement pour soutenir leurs démarches sans toutefois le faire. Le groupe expliquait prévoir un financement octroyé par le Centre de justice pour les libertés constitutionnelles (JCCF), qui est associé entre autres à Tamara Lich et à d'autres personnalités du convoi de camionneurs.

La motion indiquait :

« Le financement de la JCCF a diminué en raison de la fin des mesures publiques résultant de la pandémie. »

Le groupe ajoutait aussi être « considérablement lésé [pendant l'enquête] sans accès aux fonds de représentation légale ». C'est dans cette optique que le groupe demande à présent une audience avec un tribunal pour avoir accès à 450 400 $ de fonds bloqués, le tout pour payer notamment les frais d'avocats et de déplacement des témoins.

On ne sait pas encore quel organisateur du convoi devra témoigner durant l'enquête publique. Chris Barver, Tamara Lich et Pat King sont tous impliqués et ils font tous face à des accusations criminelles liées à la manifestation. Ils ont toutefois été libérés sous caution.

source : Ici Radio-Canada
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