Une marchande de Joliette juge absurde que la municipalité paye 10 000$ pour un simple dos d'âne
Crédit photo: TikTok - @groupe.joliette.securite
L'entrevue de Catherine Fournier à Radio-Canada, où elle s'étonne du prix de 10 000$ pour un dos d'âne payé par sa ville, n'a pas laissé tout le monde indifférent.
À Joliette, l'équipe du Groupe Joliette Sécurité a décidé de réagir à sa façon.
Avec humour et une bonne dose d'ironie, l'entreprise a publié une vidéo dans laquelle elle affirme qu'un dos d'âne de 6 pieds peut être fourni pour 180$. Rien de moins. Une différence de prix qui a de quoi faire sursauter.
Dans leur vidéo, les membres de l'équipe ne se contentent pas de lancer un chiffre: ils interpellent directement la mairesse Fournier, l'invitant à venir elle-même constater l'offre en magasin.
Quand une entreprise s'adresse directement à la mairesse
La proposition est faite dans un ton léger, mais le message derrière est clair: il y aurait matière à revoir certains processus municipaux.
Ce genre d'échange, bien que ponctué d'humour, met le doigt sur une tension bien réelle entre les coûts assumés par les villes et ce qu'un citoyen ou une entreprise pourrait considérer comme un prix raisonnable:
« On ne compare pas des dos d'âne en plastique aux dos d'âne en asphalte durable effectué par des ouvriers qualifiés! Pour comprendre qu'on ne se prend pas au sérieux, allez voir nos autres vidéos! Nous avons un grand respect pour le travail des ouvriers et comprenons la valeur de celui-ci! », a écrit l'entreprise dans l'espace commentaire de leur vidéo.
Voici ladite vidéo:
Une vague de réactions en ligne
Sur les réseaux sociaux, la vidéo n'a pas mis longtemps à devenir virale.
Les internautes s'en donnent à coeur joie, partageant leur frustration, leurs théories et leurs soupçons sur la manière dont les contrats municipaux sont attribués.
Certains parlent d'un système engourdi par trop d'intervenants, d'autres d'entreprises qui s'en mettent plein les poches.
Dans tous les cas, le constat qui revient souvent: ce n'est probablement pas un cas isolé, mais un exemple parmi d'autres d'un déséquilibre préoccupant.
Une simple bosse qui soulève de grandes questions
Ce qui n'était au départ qu'un détail dans une entrevue s'est transformé en point de départ d'un débat plus large.
La différence de coût entre le produit proposé par une PME locale et celui payé par une ville interpelle.
Si une entreprise peut offrir la même chose à une fraction du prix, pourquoi observe-t-on de tels écarts?
Le cas du dos d'âne devient alors le symbole d'une réflexion nécessaire sur les pratiques municipales, et peut-être même sur l'ensemble de la mécanique des contrats publics.
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21 JUIN|236 RÉPONSES Une marchande de Joliette juge absurde que la municipalité paye 10 000$ pour un simple dos d'âne Trouvez-vous que 10 000$ pour un dos d'âne, comme le mentionne le Groupe Joliette Sécurité dans sa vidéo, c'est exagéré? | ||
| Oui | 202 | 85.6 % |
| Non | 34 | 14.4 % |
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