À Montréal, un citoyen surnommé Marquize bouche les nids-de-poule lui-même, à ses frais. Son geste fait jaser pas mal de monde sur les réseaux sociaux.
L'homme, entrepreneur en aménagement paysager dans la vie de tous les jours, sillonne les rues de la métropole avec ses sacs d'asphalte froid. Il s'arrête, il pellette, il tape, puis il repart vers le prochain trou.
Sa démarche n'a rien d'un coup de marketing improvisé. Marquize affirme dépenser environ 150 dollars par jour uniquement en matériaux, sans compter l'essence, l'usure du véhicule et les heures investies bénévolement.
Faque, à ce rythme-là, la facture grimpe vite. Sur une semaine, on parle facilement de plus de 1 000 dollars sortis directement de ses poches pour réparer des rues qui ne lui appartiennent même pas.
Les vidéos publiées sur ses pages attirent des dizaines de milliers de vues. Les internautes saluent l'initiative, partagent les images et lui signalent des secteurs particulièrement amochés par l'hiver.
« Je le fais parce que personne ne le fait », résume-t-il en substance dans ses publications, où il invite la population à lui pointer les pires trous à matin comme en soirée.
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Le phénomène des nids-de-poule revient chaque printemps au Québec, à cause des cycles de gel et de dégel qui fragilisent l'asphalte. Les automobilistes en savent quelque chose, mettons.
Nids-de-poule à Montréal: l'initiative citoyenne de Marquize fait réagir la Ville
La Ville de Montréal consacre des sommes considérables à l'entretien de son réseau routier, avec des investissements qui se chiffrent en centaines de millions de dollars annuellement pour les chaussées.
Malgré les efforts des cols bleus, les délais de réparation et l'ampleur du problème laissent souvent les automobilistes en masse insatisfaits. Pneus crevés, rims pliées, suspensions abîmées: la note est salée.
C'est dans ce contexte que Marquize a choisi d'agir lui-même, plutôt que d'attendre une équipe municipale. Sa philosophie est simple, soit régler le problème tout de suite, sans paperasse.
Les autorités municipales ont reconnu sa bonne volonté, tout en rappelant qu'un tel travail exige normalement des autorisations. Elles invitent les citoyens à utiliser le 311 ou l'application officielle pour signaler les nids-de-poule.
La question de la sécurité reste sur la table, autant pour Marquize lui-même qui travaille à proximité de la circulation, que pour la durabilité des réparations effectuées avec de l'asphalte froid.
Pour l'instant, le principal intéressé n'a pas l'air de vouloir ralentir la cadence. Il continue ses tournées et tient sa communauté au courant de chaque sortie.
Reste à voir si la Ville finira par lui tendre la main officiellement, ou si Marquize poursuivra sa croisade en solo. Une chose est sûre, son histoire illustre un ras-le-bol bien réel.
Et vous, est-ce que vous lui signaleriez un nid-de-poule dans votre quartier?
Que pensez-vous de l'initiative de Marquize qui répare les nids-de-poule à Montréal?
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