À Montréal, Soraya Martinez Ferrada sort du silence après les actions d'un citoyen qui répare lui-même des nids-de-poule, une situation qui fait réagir depuis lundi.

Le citoyen, surnommé Marquize sur les réseaux sociaux, sillonne plusieurs rues pour colmater des trous laissés à l'abandon. Ses interventions, filmées et partagées, deviennent rapidement virales.

Son initiative touche une corde sensible chez plusieurs Montréalais, qui vivent au quotidien avec des routes abîmées. Automobilistes, cyclistes et piétons dénoncent depuis longtemps la lenteur des réparations.

Certains internautes applaudissent son courage et son sens du devoir collectif, tandis que d'autres s'inquiètent des risques liés à ce type d'intervention non encadrée.

La réplique de Soraya Martinez Ferrada ne fait pas l'unanimité et elle reçoit de nombreux commentaires

La mairesse Soraya Martinez Ferrada a réagi publiquement en remerciant le citoyen pour son implication. Elle a toutefois été claire, ce n'est pas aux résidents de réparer les routes.

Elle rappelle que ces travaux nécessitent des normes précises et des équipes qualifiées afin d'assurer la sécurité de tous. Une réparation improvisée pourrait aggraver la situation.

Du côté de la Ville, on affirme que les équipes sont déjà mobilisées pour accélérer les chantiers. Le printemps marque toujours une période intense pour la réparation des nids-de-poule.

Malgré ce rappel à l'ordre, Marquize ne semble pas prêt à ranger ses outils. Il affirme vouloir continuer tant que les citoyens lui démontrent leur appui.


Dans ses vidéos, il explique vouloir poser des gestes concrets plutôt que d'attendre des interventions qu'il juge trop lentes. Son approche, directe et visible, alimente la discussion.

Cette histoire met en lumière un ras-le-bol grandissant face à l'état des infrastructures montréalaises. Chaque année, la fonte des neiges révèle des routes en mauvais état.

La situation des nids-de-poule devient un symbole plus large du lien parfois fragile entre citoyens et administration municipale. La confiance est mise à l'épreuve.

Certains experts rappellent que même avec de bonnes intentions, ces réparations artisanales peuvent poser des enjeux légaux. La responsabilité en cas d'accident demeure floue.

Pour d'autres, ce type d'initiative démontre plutôt un désir d'implication citoyenne qui pourrait être mieux encadré. Une collaboration entre la Ville et les citoyens est évoquée.

En attendant, le débat continue de faire jaser partout au Québec. Entre admiration et prudence, le cas de Marquize ne laisse personne indifférent.

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