Au lendemain d'une défaite électorale historique, Christine Fréchette a pris une décision importante pour l'avenir de sa formation politique.
La première ministre sortante a annoncé mardi après-midi sa démission à titre de cheffe de la Coalition avenir Québec. Elle en a fait l'annonce dans ses bureaux de la colline parlementaire.
Lundi soir, Christine Fréchette avait laissé planer le doute sur son avenir à la tête de la formation. Elle avait alors assumé l'entière responsabilité de la défaite, sans toutefois s'engager clairement à rester en poste.
La CAQ n'a fait élire aucun député lors des élections générales remportées par le Parti québécois. Un recul spectaculaire, alors que la formation comptait 90 députés au terme du scrutin de 2022.
Élue à la tête de la CAQ le 12 avril dernier, Christine Fréchette avait succédé à François Legault. Elle a tenté de relancer le parti, malgré un bilan difficile à défendre.
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Selon le Journal de Québec, les déboires de la filière batterie ont notamment alimenté le mécontentement. Les hésitations entourant le troisième lien entre Québec et Lévis ont aussi pesé dans la balance.
Le Parti québécois et le Parti conservateur du Québec ont profité de ce ressentiment. Les deux formations se sont partagé l'essentiel des circonscriptions détenues jusque-là par la CAQ, notamment dans la région de Québec.
Démission de Christine Fréchette: la CAQ face à une longue reconstruction
Christine Fréchette s'était engagée à demeurer en poste même en cas de défaite dans sa propre circonscription de Trois-Rivières. L'ampleur du revers semble toutefois avoir changé la donne.
Cette démission jette une ombre sur la reconstruction de la formation. Sans aucun député à l'Assemblée nationale, la route s'annonce longue pour rebâtir le parti fondé par François Legault en 2011.
Bernard Drainville, l'autre aspirant lors de la course à la direction de l'hiver dernier, a lui aussi été défait dans sa circonscription de Lévis. Le parti perd ainsi plusieurs de ses figures les plus connues.
Lors de son discours de défaite, Christine Fréchette avait insisté sur l'importance de préserver la troisième voie défendue par la CAQ. Elle souhaitait que cette vision continue d'exister malgré la défaite.
Selon elle, cette troisième voie représente un Québec qui affirme son identité, protège sa langue et sa culture, et gagne en autonomie. Elle y associait aussi la protection et la transformation de l'économie.
La cheffe sortante avait également voulu insuffler une note d'espoir à ses militants. Elle avait affirmé que la troisième voie reviendrait un jour au gouvernement grâce à leur détermination.
Le départ de Christine Fréchette ouvre maintenant la porte à une nouvelle course à la direction. Le processus de succession n'a toutefois pas encore été précisé par la formation.
Pendant ce temps, Paul St-Pierre Plamondon s'apprête à former un gouvernement minoritaire, alors qu'une nouvelle page de l'histoire politique québécoise commence à s'écrire à l'Assemblée nationale.
La démission de Christine Fréchette était-elle inévitable?
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