La semaine se complique pour Christine Fréchette, alors qu'un nouveau dossier vient s'ajouter à la lourde défaite électorale de sa formation, comme le rapporte TVA Nouvelles.

La première ministre sortante fait l'objet d'une poursuite de 136 500 $ pour vices cachés. Une requête introductive d'instance a été déposée mercredi au palais de justice de Montréal, deux jours après les élections.

La poursuite a été intentée par un couple qui avait acheté une propriété de Christine Fréchette en 2020. Les demandeurs avaient alors déboursé 840 000 $ pour acquérir ce condo.

Le logement est situé dans un immeuble en copropriété du Plateau-Mont-Royal, à Montréal. Il s'agit d'un bâtiment de trois étages comprenant quatre logements, un sous-sol, une mezzanine et une terrasse sur le toit.

Ces allégations n'ont pas été prouvées devant le tribunal, et la défense pourra faire valoir ses arguments. La version de Christine Fréchette n'était pas connue au moment où la poursuite a été rendue publique.

Selon le document judiciaire, les problèmes auraient commencé en juin 2023. Une autre copropriétaire aurait alors découvert des infiltrations d'eau dans l'immeuble, pourtant de construction récente.

Un rapport d'inspection précisait que ces infiltrations pouvaient possiblement toucher d'autres logements. Un ingénieur a ensuite été mandaté pour enquêter sur l'origine et l'ampleur de la situation.

Poursuite contre Christine Fréchette: des infiltrations d'eau au coeur du litige

Divers dommages auraient été constatés dans le condo du couple, notamment au cadre de bois d'une porte, au plancher et à un mur. Une infiltration était soupçonnée à la fenêtre de la mezzanine.

Christine Fréchette aurait été avisée de ces problèmes, considérés comme des vices cachés par les demandeurs. Un expert mandaté par son assureur aurait ensuite procédé à une inspection des lieux.

Les travaux correctifs effectués par le couple quelques semaines plus tard auraient permis de découvrir des dommages plus étendus. Une poutre aurait notamment été touchée, selon la poursuite en dommages-intérêts.

En juillet 2026, d'autres problèmes auraient été découverts, cette fois à la toiture de l'immeuble. Une nouvelle lettre aurait alors été envoyée à l'ancienne propriétaire pour lui dénoncer formellement ces vices.

Le syndicat de copropriété a assumé la facture de la toiture. Il a toutefois dû imposer des cotisations spéciales aux copropriétaires pour financer les travaux correctifs additionnels.

Le couple reproche à Christine Fréchette de ne pas avoir assumé sa part des coûts. Le montant réclamé correspond aux sommes déboursées par les demandeurs en 2023 et en 2026.

Selon la requête, les acheteurs ne pouvaient soupçonner que les parties communes d'un immeuble récent, construit en 2013, présentaient des vices d'une telle gravité au moment de leur achat.

Cette poursuite survient alors que Christine Fréchette a annoncé mardi qu'elle quittait la vie politique, au lendemain d'une défaite historique de la Coalition avenir Québec, qui n'a fait élire aucun député.

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