Un accord à l'amiable pourrait bientôt mettre de l'argent dans vos poches si vous achetez du boeuf.
À la suite d'une action collective, plusieurs entreprises canadiennes du secteur de la viande ont accepté de verser une compensation. Elles auraient participé à un complot illégal visant à fixer les prix.
Par voie de communiqué publié jeudi dernier, le consortium de cabinets d'avocats a confirmé les montants prévus. Les filiales de JBS verseront environ 7,49 millions de dollars.
De son côté, National Beef s'est engagée à verser 495 000$. D'autres compagnies pourraient éventuellement s'ajouter à cette liste au cours des prochains mois.
Selon les documents judiciaires, ces entreprises se seraient entendues périodiquement pour réduire le nombre de bovins abattus. Cette pratique aurait permis de manipuler les prix du marché à leur avantage.
Pour l'instant, aucune démarche n'est à entreprendre de votre côté. Les tribunaux doivent encore approuver l'entente avant que le processus de réclamation puisse véritablement débuter.
Action collective sur le prix du boeuf au Canada
L'audience d'approbation au Québec est d'ailleurs prévue en décembre prochain. Les cabinets d'avocats responsables demanderont également des honoraires équivalant à 25% des montants du règlement.
La somme restante sera divisée entre toutes les personnes inscrites partout au Canada, et non pas uniquement au Québec. Ce partage à l'échelle nationale réduira potentiellement le montant individuel reçu.
Au Québec, le groupe visé comprend toutes les personnes ayant acheté du boeuf dans la province depuis le 1er janvier 2015. Une période assez large qui pourrait toucher pas mal de monde.
Par «boeuf», on entend précisément les produits crus vendus pour la consommation ou la revente. Les produits transformés ou les repas préparés ne sont donc pas admissibles à cette compensation.
Concrètement, les cubes de boeuf achetés chez le boucher pour un boeuf bourguignon sont admissibles. Par contre, le T-bone dégusté au restaurant ne l'est pas, tout comme les repas préparés à l'épicerie.
Les personnes qui ne souhaitent pas participer à cette action collective peuvent s'exclure du processus. La date limite pour le faire est fixée au 10 août prochain.
Pour se retirer, il faut transmettre un avis écrit et signé aux cabinets d'avocats responsables du dossier avant cette échéance. Les membres qui ne se retirent pas seront liés par le jugement final.
Pour obtenir toutes les informations concernant cette action collective, ainsi que la marche à suivre pour se désinscrire, mieux vaut consulter directement le site officiel dédié au dossier.
Avez-vous acheté du boeuf au Québec depuis 2015?
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