La mort soudaine de Giorgos Mazonakis secoue la Grèce, tandis que deux médecins sont maintenant accusés après une intervention médicale entourée de questions.
La vedette grecque de 54 ans a subi un arrêt cardiaque mercredi dans un cabinet médical privé situé dans le quartier Kolonaki, à Athènes.
Giorgos Mazonakis devait y subir une plasmaphérèse, une procédure spécialisée permettant de séparer le plasma des cellules sanguines avant son remplacement.
L'affaire a rapidement pris une tournure judiciaire, alors que les autorités grecques cherchent maintenant à reconstruire précisément les dernières heures du chanteur.
Deux médecins formant un couple ont d'abord été interrogés, avant d'être arrêtés jeudi après la découverte d'éléments soulevant des questions concernant leurs déclarations.
Vendredi, les autorités ont porté des accusations contre les deux médecins relativement à une exposition au danger ayant entraîné la mort.
Ces accusations n'ont pas encore été prouvées devant un tribunal, et les deux médecins bénéficient toujours de la présomption d'innocence.
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La mort de Giorgos Mazonakis soulève plusieurs questions médicales
Un élément important de l'enquête concerne le moment exact où Giorgos Mazonakis a perdu connaissance par rapport au début de la procédure médicale.
Une médecin aurait affirmé que la plasmaphérèse n'avait pas commencé, mais des éléments recueillis par les enquêteurs semblent plutôt indiquer le contraire.
Selon Euronews, des ambulanciers auraient notamment indiqué aux enquêteurs que l'appareil de plasmaphérèse fonctionnait lorsqu'ils sont arrivés sur les lieux.
Les autorités examinent maintenant des témoignages, des images de surveillance et différents éléments numériques pour établir une chronologie beaucoup plus précise.
L'enquête porte également sur les autorisations du cabinet médical et sur les conditions nécessaires pour pratiquer une procédure aussi spécialisée hors d'un hôpital.
Le ministre grec de la Santé, Adonis Georgiadis, a déclaré que la plasmaphérèse devait être réalisée dans un environnement hospitalier disposant des ressources appropriées.
L'avocat des médecins soutient toutefois que leur établissement fonctionnait légalement et que les équipements médicaux utilisés avaient été correctement enregistrés auprès des autorités.
Une autopsie réalisée vendredi n'a pas permis d'établir immédiatement une cause définitive du décès, selon le quotidien grec Kathimerini.
Des analyses toxicologiques et d'autres examens doivent maintenant fournir davantage d'informations concernant les circonstances médicales entourant la mort de Giorgos Mazonakis.
La disparition du chanteur provoque une importante onde de choc en Grèce, où sa carrière musicale s'étendait sur plus de trois décennies.
Giorgos Mazonakis devait d'ailleurs retrouver son public lors d'un concert prévu à Athènes le 30 septembre, quelques semaines seulement après cette tragédie.
L'enquête devra désormais déterminer les responsabilités éventuelles, pendant que le débat concernant l'encadrement de certaines pratiques médicales privées prend de l'ampleur en Grèce.
La mort de Giorgos Mazonakis devrait-elle mener à des changements?
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