Jeudi matin, dans une usine des Hautes-Pyrénées, un garçon de 17 ans s'est retrouvé le bras écrasé sous un engin de levage. Trente secouristes ont rappliqué.

L'appel est entré tôt ce jeudi à Bordères-sur-l'Échez, une petite municipalité du sud de la France. Une entreprise spécialisée dans la réparation de machines industrielles venait de vivre l'impensable.

Le jeune travailleur manipulait de l'équipement lourd quand l'accident s'est produit. Son bras s'est retrouvé coincé sous l'engin, l'immobilisant complètement sur place.

Les pompiers des Hautes-Pyrénées ont déployé pas moins de 30 intervenants pour libérer la victime. L'opération a exigé une précision chirurgicale pour ne pas aggraver les blessures déjà présentes.

Une fois dégagé, l'adolescent a été transporté d'urgence vers un hôpital de la région. Son état a été qualifié de grave par les autorités locales, selon les informations rapportées par La Dépêche du Midi ce jeudi.

Accident de travail jeune : 17 ans, le bras broyé par un engin de levage

Ce genre d'accident fait froid dans le dos, mettons. Au Québec, la CNESST rappelle chaque année que les travailleurs de moins de 25 ans sont parmi les plus vulnérables aux blessures graves en milieu industriel.

Les chiffres sont là pour le confirmer. En 2024, les jeunes de 24 ans et moins représentaient près de 12 % des lésions professionnelles acceptées au Québec, avec une concentration marquée dans les secteurs manufacturier et de la construction.

Les machines de levage figurent parmi les équipements les plus dangereux recensés par les organismes de santé et sécurité au travail. Leur utilisation par des mineurs est encadrée strictement, autant en France qu'au Canada.

Côté français, le Code du travail interdit l'accès à certaines machines lourdes aux travailleurs de moins de 18 ans sans supervision directe et formation certifiée. Une enquête de l'inspection du travail devrait normalement suivre un accident de cette nature.

Au Québec, un incident similaire déclencherait une intervention automatique de la CNESST sur les lieux dès les premières heures. L'employeur pourrait faire face à des amendes allant jusqu'à 150 000 $ si des manquements à la réglementation sont constatés.

Aucune déclaration publique n'avait été faite par la famille au moment de publier ces lignes. Les autorités françaises n'avaient pas non plus confirmé officiellement l'ouverture d'une enquête formelle.

L'état de santé du jeune homme demeure préoccupant. Les prochaines 48 heures seront déterminantes pour évaluer l'étendue réelle des blessures et les risques de séquelles permanentes.

Un ado qui entre au travail un matin et qui en ressort sur une civière, ça brasse tout le monde, et ça devrait nous rappeler à tous que la sécurité des jeunes travailleurs n'est jamais acquise. ????

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Les jeunes travailleurs sont-ils assez protégés en milieu industriel?

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