Marthe Laverdière a craqué en ondes en évoquant sa petite-fille Jeanne, un moment touchant qui a profondément marqué les auditeurs.
De passage à l'émission Radios Textos, animée par Marie-Ève Tremblay, l'animatrice de Planter avec Marthe a abordé un sujet intime avec beaucoup de vulnérabilité.
Elle a parlé de Jeanne, 12 ans, atteinte du syndrome de Rett, un trouble neurologique rare qui entraîne de lourdes limitations motrices et cognitives.
Dès les premières secondes, le ton était chargé d'émotion, Marthe Laverdière lançant un appel simple mais percutant. « Ils veulent être vus, montrez-les... c'est une immense douleur », a-t-elle confié.
Le puissant message de Marthe Laverdière sur sa petite-fille Jeanne touche de nombreux internautes
Questionnée par Marie-Ève Tremblay sur la douleur vécue, elle n'a pas hésité à répondre avec une grande franchise. « Oui... j'ai l'impression qu'on ne veut pas les voir, comme s'ils n'existaient pas », a-t-elle dit.
Elle a ensuite décrit des situations du quotidien, notamment dans des lieux publics, où le malaise est palpable. « Quand je suis avec Jeanne, il y a comme un malaise », explique-t-elle.
Visiblement bouleversée, elle ajoute que plusieurs personnes détournent le regard lorsqu'elle entre dans un restaurant avec sa petite-fille, un geste qui laisse des traces.
Un souvenir précis l'habite encore aujourd'hui, alors qu'elle n'était pas connue du grand public. Elle raconte que tous les regards se détournaient de Jeanne dans un restaurant.
Puis, un chien Mira est entré dans la pièce, captant soudainement toute l'attention des clients présents. « Tous les clients se sont levés pour aller le voir », raconte-t-elle.
La réaction l'a profondément blessée, au point de quitter les lieux avec Jeanne. Avant de partir, elle a lancé une phrase qui résonne encore. « Merci d'aimer les animaux... mais il n'y a pas que les animaux. »
Malgré tout, Marthe Laverdière tient à nuancer la situation avec une certaine lucidité. Elle ne croit pas à de la méchanceté, mais plutôt à un malaise collectif face à l'inconnu.
Elle rappelle qu'un simple geste peut changer une journée entière pour une personne vivant avec un handicap. Un sourire ou un bonjour peut suffire à briser la distance.
En terminant, elle souligne la réalité difficile d'être consciente dans un corps qui ne répond pas toujours, tout en ressentant le regard des autres au quotidien.
Marthe Laverdière et Jeanne, vous a-t-elle touché?
À lire également sur Derniere Heure Qc :
Le Canadien frappé par un changement d’horaire à la dernière minute
