Le dossier de Claude Lemieux pourrait bientôt atterrir sur les bureaux des plus grands spécialistes mondiaux du CTE. C'est le journaliste Jeremy Filosa qui a rapporté l'information jeudi sur les réseaux sociaux.
Selon Filosa, les médecins du laboratoire de l'Université de Boston spécialisés dans l'étude de l'encéphalopathie traumatique chronique sont au courant du décès de l'ancien du Canadien et souhaitent obtenir le plus d'informations possible sur son dossier.
«Rien de confirmé pour l'instant. Dossier à suivre», a précisé le journaliste, qui a pris soin de ne pas sauter aux conclusions. Une prudence qui s'impose, et qui mérite d'être répétée ici.
La décision finale reviendra à la famille de Lemieux, seule habilitée à autoriser ce type d'examen posthume. Elle traverse actuellement une période d'une intensité émotionnelle difficile à imaginer.
Ce qui justifie l'intérêt des chercheurs, c'est la nature même de la carrière de Lemieux. Plus de 1 200 matchs dans la LNH, une époque sans protocoles sérieux de gestion des commotions, et un style de jeu qui le plaçait constamment dans les zones les plus dangereuses de la patinoire.
Filosa a également pris soin d'expliquer la maladie à son auditoire. «Encéphalopathie traumatique chronique. Une maladie dégénérative du cerveau. Des lésions causées par de multiples coups à la tête et commotions cérébrales répétées. Il n'y a pas de cure pour cette condition», a-t-il écrit.
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Si vous pensez au suicide ou vous inquiétez pour un proche, des intervenants sont disponibles en tout temps au 1 866 APPELLE (1 866 277-3553), par texto au 535353 ou par clavardage à suicide.ca.
Claude Lemieux et le CTE: ce que la science sait sur cette maladie invisible qui frappe les anciens de la LNH
Le CTE se développe silencieusement, sur des années, parfois des décennies. Les symptômes peuvent inclure une dépression sévère, des changements de personnalité importants, des maux de tête chroniques et des troubles cognitifs progressifs qui s'aggravent avec le temps.
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Ce qui rend la maladie particulièrement cruelle, c'est qu'elle ne peut être diagnostiquée avec certitude qu'après le décès, lors d'une analyse directe du tissu cérébral. Aucun test ne permet de la détecter de son vivant.
Le laboratoire de l'Université de Boston est reconnu mondialement comme l'une des institutions les plus avancées dans ce domaine. Ses chercheurs ont déjà étudié les cerveaux de plusieurs anciens joueurs de la LNH, dont Bob Probert et Derek Boogaard, avec des résultats qui ont profondément ébranlé le monde du hockey professionnel.
Lemieux avait lui-même livré une réflexion frappante sur le sujet, quelques semaines à peine avant sa mort, sans nécessairement y faire référence directement. Il défendait le hockey moderne, souhaitait que les joueurs d'aujourd'hui vivent plus longtemps et en meilleure santé, et saluait un jeu plus propre que celui de son époque.
Ces mots, relus aujourd'hui, résonnent avec une profondeur que personne n'anticipait au moment où il les avait prononcés.
Filosa a suggéré le film Concussion avec Will Smith pour quiconque souhaite comprendre comment cette maladie a transformé le regard du monde du sport professionnel sur la gestion des coups à la tête.
Aucune conclusion ne doit être tirée avant que des résultats scientifiques rigoureux soient disponibles. Ce qui est certain, c'est que ce dossier pourrait contribuer à mieux protéger les joueurs des générations à venir.
Faut-il étudier le CTE dans le dossier de Claude Lemieux?
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