La découverte d'un corbeau infecté en Ontario relance les inquiétudes concernant le virus du Nil occidental au Canada.
Avec l'arrivée de l'été et de la saison des moustiques, plusieurs Canadiens se demandent si les risques associés aux maladies transmises par ces insectes sont en hausse. Des chercheurs affirment que la situation mérite une attention particulière.
Même si le climat canadien limite encore la propagation de plusieurs maladies tropicales, certaines infections transmises par les moustiques sont déjà bien présentes au pays. Le virus du Nil occidental demeure l'une des plus surveillées.
Selon les experts, la majorité des personnes infectées ne développeront jamais de symptômes graves. Toutefois, certains groupes plus vulnérables pourraient subir des complications beaucoup plus importantes.
Le virus du Nil occidental demeure sous surveillance au Canada
Les chercheurs expliquent qu'environ 20 % des infections entraînent des symptômes ressemblant à ceux de la grippe. Dans une faible proportion des cas, le virus peut provoquer des atteintes neurologiques sérieuses.
Les personnes âgées de plus de 60 ans ainsi que celles vivant avec certaines maladies chroniques présentent un risque plus élevé de complications. Les receveurs de greffes figurent aussi parmi les groupes les plus à risque.
Les spécialistes croient également que plusieurs infections passent inaperçues chaque année. Les cas les plus légers ne sont souvent pas diagnostiqués, ce qui complique l'évaluation réelle de la situation.
Pour mieux suivre l'évolution du virus, plusieurs provinces utilisent des programmes de surveillance des moustiques. L'Ontario, le Manitoba, la Saskatchewan et les Territoires du Nord-Ouest participent notamment à ces efforts.
Des chercheurs travaillent aussi sur de nouvelles méthodes permettant d'identifier plus rapidement les secteurs à risque. L'analyse génétique pourrait notamment aider à mieux comprendre comment le virus circule entre les oiseaux et les moustiques.
Les experts rappellent toutefois qu'il n'y a pas lieu de céder à la panique. Ils recommandent simplement d'adopter certaines précautions de base lors des activités extérieures durant l'été.
Le port de vêtements longs, l'utilisation de chasse-moustiques et la réduction des eaux stagnantes autour des résidences demeurent parmi les moyens les plus efficaces pour réduire les risques de piqûres.
Craignez-vous le virus du Nil occidental cet été?
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