Maïka Desnoyers en avait assez de la haine gratuite en ligne. L'animatrice québécoise a tendu un piège à ses abonnés et bloqué 75 d'entre eux cette semaine.

Tout a démarré avec une story Instagram où elle exprimait sa lassitude face à la méchanceté sur les réseaux sociaux. Elle a ensuite proposé un sondage à sa communauté, leur demandant pourquoi ils la suivaient vraiment.

Le sondage était truqué dès le départ. Elle avait dit qu'elle ne verrait pas les noms des répondants, mais c'était faux. « La vérité, c'est que je vous ai menti », a-t-elle admis franchement dans une vidéo publiée jeudi. Elle voyait tout, très bien.

Résultat concret: 75 personnes ont coché qu'elles la suivaient pour la détester. Maïka Desnoyers les a toutes bloquées immédiatement, ainsi que tous leurs comptes secondaires possibles.

Elle a aussi activé des filtres de mots sur Instagram. Les insultes n'apparaissent désormais plus dans ses commentaires.

Ce qui l'a vraiment secouée, c'est pas le chiffre de 75. C'est le visage de ces personnes. « J'ai été surprise de trouver des Catherine, genre de 28-29 ans, éducatrice spécialisée, des belles petites filles qui ressemblent à des poupées de porcelaine », a-t-elle confié dans sa vidéo.

Maïka Desnoyers et la haine en ligne: 75 abonnés bloqués après un piège sur Instagram

Elle s'attendait à trouver des profils amers et marginaux. À la place, elle découvrait des mamans souriantes entourées de leurs enfants, des professionnelles au look impeccable, du monde ben ordinaire en apparence.

Certains de ces 75 abonnés lui écrivaient même en message privé régulièrement. Elle leur répondait, leur racontait des bouts de sa vie. Réaliser ça, mettons, ça fait réfléchir sérieusement.

« Faites attention aux gens autour de vous », a-t-elle lancé, sincère et sans drama inutile. Elle veut continuer son contenu exactement comme avant, mais avec des protections solides en place désormais.

Ce qu'elle décrit rejoint un phénomène connu: la désinhibition en ligne. L'anonymat virtuel autorise des comportements que ces mêmes personnes n'auraient jamais en face à face.

Au moment de filmer, Maïka Desnoyers était en tournage avec une heure de pause. Elle enregistrait depuis son auto, naturelle et directe. Elle n'a pas précisé le projet en cours, mais elle demeure très active dans le milieu médiatique québécois.

Sa communauté Instagram compte maintenant 75 abonnés de moins. Elle s'en porte visiblement très bien et n'a aucune intention de ralentir.

Ce qu'elle laisse entendre au fond, c'est que les belles apparences ne garantissent pas les belles intentions. Une réalité qui s'applique bien au-delà des réseaux sociaux.

À lire également sur Derniere Heure Qc :
Un nouveau versement fédéral arrive bientôt pour plusieurs Québécois