Plusieurs campings du Québec traversent un été difficile, alors que la météo et les dépenses des familles semblent peser sur les réservations.

La situation frappe notamment la Montérégie, où certains propriétaires constatent une baisse importante de leur achalandage depuis le début de la saison.

Au Camping Les Cèdres, à Saint-Jean-sur-Richelieu, Éric Landry décrit une saison particulièrement éprouvante pour son entreprise familiale.

Selon le propriétaire cité par Le Canada Français, l'établissement existe depuis près de 50 ans et connaît rarement un été aussi compliqué.

Le mois de juin a été particulièrement difficile, puisque l'achalandage aurait représenté seulement 15 à 20 % du niveau habituellement observé.

Les nombreuses journées pluvieuses du début de l'été auraient notamment refroidi plusieurs campeurs qui préfèrent maintenant attendre avant de réserver.

Cette nouvelle façon de planifier les vacances complique forcément le travail des propriétaires, puisque plusieurs réservations arrivent désormais à la dernière minute.

Même les vacances de la construction, habituellement très importantes pour les campings québécois, n'auraient pas complètement renversé cette tendance.

Le mois d'août s'annonce également plus tranquille pour certains établissements, ce qui pourrait avoir des conséquences au-delà de la présente saison.

Les campings du Québec frappés par une baisse d'achalandage

Certains propriétaires doivent maintenant revoir leurs plans et repousser des investissements qui étaient initialement prévus pour améliorer leurs installations.

Tourisme Montérégie reconnaît également que plusieurs campings de la région ont connu un début de saison plus difficile cette année.

L'organisme touristique répertorie actuellement 24 établissements dans sa section consacrée aux campings, dont le Camping Les Cèdres.

Tous les établissements ne vivent toutefois pas exactement la même situation puisque certains peuvent compter sur une clientèle régulière particulièrement fidèle.

Les campings proposant davantage de services ou différentes options d'hébergement semblent aussi mieux placés pour traverser cette période plus incertaine.

Le contexte économique influence également les décisions des familles, qui doivent composer avec plusieurs dépenses lorsqu'elles planifient leurs vacances estivales.

Le prix de l'essence et le coût global d'un séjour peuvent pousser certains Québécois vers des activités moins longues.

Des familles choisissent ainsi des sorties à la journée plutôt qu'un séjour de plusieurs nuits nécessitant davantage de dépenses et de préparation.

La situation ne signifie cependant pas que l'ensemble de l'industrie québécoise traverse une mauvaise saison avec la même intensité.

Les données définitives permettront éventuellement de mesurer l'ampleur réelle du ralentissement et de comparer les différentes régions du Québec.

D'ici là, les propriétaires concernés espèrent évidemment profiter des prochaines semaines pour récupérer une partie de l'achalandage perdu depuis juin.

Avec encore plusieurs belles journées possibles avant l'automne, la saison n'est pas terminée pour les amateurs de camping québécois.

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