La rentrée approche rapidement au Québec, mais 3132 postes d'enseignants demeurent toujours vacants dans les écoles à moins de deux semaines du retour.
Tel que le rapporte Radio-Canada, ce nombre représente 3,6 % de l'ensemble de l'effectif enseignant, selon les plus récentes données du Tableau de bord de l'éducation.
Le portrait montre néanmoins une amélioration comparativement aux périodes équivalentes de 2024 et 2025, alors que davantage de postes restaient disponibles.
Cette baisse apporte un certain soulagement dans le réseau scolaire, sans toutefois faire disparaître les préoccupations entourant la pénurie de personnel.
Richard Bergevin, président de la Fédération des syndicats de l'enseignement, juge la situation encore préoccupante malgré cette légère amélioration observée.
Du côté des directions d'établissement, Francis Côté estime également qu'il reste du travail avant de pouvoir véritablement parler d'un retour à l'équilibre.
La rentrée scolaire au Québec manque encore de 3132 enseignants
Le président de la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement croit que les écoles devraient réussir à placer quelqu'un devant les élèves.
La véritable question concerne toutefois la qualification du personnel disponible lorsque les derniers postes devront être comblés dans les prochains jours.
Le nombre d'enseignants non légalement qualifiés présents dans les écoles ne sera d'ailleurs connu que plus tard au cours de l'automne.
Richard Bergevin prévient qu'il ne faudrait pas considérer cette réalité comme normale simplement parce que le réseau réussit finalement à remplir ses classes.
Selon lui, les personnes arrivant sans toute la formation nécessaire doivent recevoir suffisamment d'accompagnement pour prendre adéquatement leurs groupes en charge.
La pénurie ne concerne également pas uniquement les enseignants, puisque plusieurs acteurs souhaitent obtenir un portrait complet des autres emplois scolaires vacants.
Les postes professionnels et de soutien demeurent particulièrement importants puisqu'ils permettent d'accompagner les élèves ayant différents besoins durant leur parcours scolaire.
Lorsque ces ressources manquent, certaines responsabilités peuvent retomber sur les enseignants et alourdir une tâche déjà exigeante au quotidien.
Cette pression inquiète notamment les syndicats dans un contexte où les départs et démissions d'enseignants continuent d'attirer l'attention dans le réseau.
Jimmy Meunier, président de la Fédération des comités de parents du Québec, préfère néanmoins retenir certains signes encourageants avant la rentrée.
Il reconnaît l'inquiétude des parents, mais souligne que les affectations sont maintenant connues plus tôt, offrant davantage de prévisibilité aux familles.
Depuis l'été 2024, les enseignants connaissent effectivement leurs affectations deux ou trois semaines plus rapidement qu'auparavant dans le processus annuel.
Le réseau scolaire sort également d'une période budgétaire mouvementée, qui avait créé beaucoup d'incertitude dans plusieurs établissements durant la dernière année.
Avec 3132 postes encore disponibles, les prochains jours seront donc déterminants pour mesurer le véritable portrait des classes lors de la rentrée.
La baisse constitue un signal encourageant, mais la qualification du personnel demeure maintenant l'un des principaux enjeux à surveiller dans les écoles québécoises.
Les 3132 postes d'enseignants vacants vous inquiètent-ils?
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