Un autre projet majeur de la filière batterie traverse une période difficile au Québec, et le nom de Pierre Fitzgibbon refait surface.

Cette fois, c'est Nemaska Lithium, à Bécancour, qui inquiète sérieusement après des investissements publics totalisant 1,2 milliard de dollars.

Selon une enquête du Journal de Montréal publiée jeudi, des activités de construction ont cessé et plusieurs entrepreneurs ont quitté le chantier.

Le projet, qui devait contribuer au développement économique québécois, pourrait maintenant manquer d'argent pour terminer la construction de son usine.

D'après les informations recueillies par le Bureau d'enquête, il faudrait encore 500 millions de dollars et environ 12 mois de travaux.

Ces chiffres proviennent toutefois de sources journalistiques et n'ont pas été officiellement confirmés par Rio Tinto.

Le nom de l'ancien ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, revient notamment en raison d'une décision financière prise en 2023.

Pierre Fitzgibbon et Nemaska Lithium : un nouveau dossier qui soulève des questions

À cette époque, Québec avait accordé 250 millions de dollars au projet malgré une recommandation initialement défavorable du ministère des Ressources naturelles.

Des fonctionnaires avaient notamment soulevé des risques importants concernant les coûts et les échéanciers, selon un rapport rendu public en mai 2026.

Cette décision gouvernementale ne signifie toutefois pas que Pierre Fitzgibbon est personnellement responsable des difficultés actuelles de Nemaska Lithium.

Entre-temps, le gouvernement québécois a continué d'investir, notamment avec une nouvelle contribution de 275 millions de dollars en février 2026.

Cette aide avait alors été présentée comme le dernier investissement public destiné à soutenir le projet industriel.

De son côté, Rio Tinto, qui possède 53,9 % de Nemaska Lithium, affirme poursuivre son évaluation des différentes options de développement.

L'entreprise examine notamment les conditions du marché, les besoins financiers et le calendrier de réalisation de l'usine de Bécancour.

Québec conserve pour sa part une participation de 46,1 % dans l'entreprise par l'entremise d'Investissement Québec, comme le rapporte le Journal de Montréal, vous pouvez consulter tous les détails ici.

Pour les contribuables, cette situation soulève de nouvelles interrogations concernant la gestion des investissements publics dans la filière batterie.


Après les difficultés de Northvolt, plusieurs citoyens pourraient maintenant se demander si les risques financiers ont été suffisamment évalués.

Pour le moment, aucune annonce officielle ne confirme l'abandon définitif de Nemaska Lithium, malgré les difficultés importantes rapportées jeudi.

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Pierre Fitzgibbon et Nemaska Lithium : faut-il revoir les décisions d'investissement?

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