Paul St-Pierre Plamondon vient de prendre une décision inhabituelle concernant son nouveau gouvernement, et cette annonce marque un changement important dans les traditions politiques québécoises.

La cérémonie d'assermentation du Conseil des ministres, prévue mercredi, se déroulera sans la présence physique de la lieutenante-gouverneure Manon Jeannotte.

Cette décision a été prise à la demande du premier ministre péquiste, qui souhaite réduire la place de la monarchie britannique dans les institutions québécoises.

Dans une lettre transmise lundi, Paul St-Pierre Plamondon a officiellement demandé à Manon Jeannotte de ne pas assister à cette cérémonie.

La demande a été acceptée, selon les informations rapportées par TVA Nouvelles et confirmées par le porte-parole de la lieutenante-gouverneure.

Le changement est important, puisque la représentante du roi Charles III conserve un rôle officiel dans la nomination des membres du gouvernement.

Malgré son absence, Manon Jeannotte continuera d'exercer ses responsabilités constitutionnelles pendant la prestation de serment des nouveaux ministres.

Paul St-Pierre Plamondon bouleverse la tradition d'assermentation au Québec

Elle suivra la cérémonie depuis son bureau et signera les documents officiels au fur et à mesure des assermentations.

Cette procédure permettra au nouveau gouvernement de procéder aux nominations tout en respectant les formalités nécessaires à leur entrée en fonction.

Le secrétaire général du gouvernement sera également présent pour assister à la prestation des serments dans le Salon rouge de l'Assemblée nationale.

Pour Paul St-Pierre Plamondon, cette façon de procéder correspond aux engagements pris par son parti concernant les institutions monarchiques.

Le chef péquiste avait déjà exprimé son intention de modifier certaines pratiques entourant les cérémonies officielles au Québec.

D'ailleurs, les députés du Parti québécois ont récemment prêté serment sans déclarer leur allégeance au roi Charles III.

Depuis 2022, les élus de l'Assemblée nationale peuvent uniquement prêter allégeance au peuple québécois, sans devoir prononcer un serment au souverain.

La démarche du premier ministre s'inscrit donc dans une série de changements qui touchent directement les traditions parlementaires québécoises, selon ce que rapporte TVA Nouvelles, voir ici.

Toutefois, la disparition de certains symboles ne signifie pas que les responsabilités constitutionnelles de la lieutenante-gouverneure ont été abolies.

Son rôle demeure notamment essentiel pour officialiser les nominations ministérielles et sanctionner les lois adoptées par l'Assemblée nationale.

Selon TVA Nouvelles, Paul St-Pierre Plamondon souhaite également que Manon Jeannotte soit absente lors de l'ouverture de la prochaine session parlementaire.

Le gouvernement a aussi demandé un avis juridique concernant la possibilité de réaffecter certains budgets liés à cette fonction.

Ces intentions soulèvent déjà des questions juridiques, notamment sur les limites des changements possibles dans le cadre constitutionnel actuel.


Un professeur de droit de l'Université d'Ottawa, Lawrence David, a d'ailleurs entrepris une démarche judiciaire concernant le respect des procédures constitutionnelles.

Pour le moment, l'attention se tourne vers mercredi, alors que Paul St-Pierre Plamondon présentera officiellement les membres de son nouveau Conseil des ministres.

Cette cérémonie pourrait ainsi devenir un moment marquant de la transition politique québécoise, autant pour sa forme que pour sa portée symbolique.

SONDAGE

Approuvez-vous la décision de Paul St-Pierre Plamondon concernant la lieutenante-gouverneure?

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