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Pourquoi cet écart de pauvreté entre francophones et anglophones inquiète au Québec


PUBLICATION
Maryse Savard
26 mars 2026  (8h59)
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Crédit photo: Facebook

Pauvreté, langue, Québec, un écart qui surprend. De nouvelles données de Statistique Canada relancent un débat sensible sur la réalité économique linguistique.

Les chiffres sont clairs, le taux de pauvreté au Québec se situe à 5 % chez les personnes nées au Canada âgées de 25 ans et plus. Chez celles dont la langue maternelle est l'anglais, il grimpe à 6,8 %.
Ce n'est pas tout, la situation devient encore plus marquée chez les gens qui n'ont jamais appris le français. Dans ce groupe précis, le taux atteint 9,6 %, un niveau nettement plus élevé.
À l'inverse, les personnes de langue maternelle française affichent un taux de pauvreté de 4,9 %. Chez celles qui ont appris l'anglais, ce taux descend encore à 4 %, ce qui souligne l'avantage du bilinguisme.

Pauvreté au Québec, l'anglais et le français au coeur des écarts

Ces données proviennent du Recensement de 2021, ce qui leur donne un poids important dans l'analyse. Elles reposent sur la proportion de personnes vivant sous le seuil de pauvreté.
Il faut toutefois éviter les conclusions trop rapides ou simplistes. Parler seulement anglais ne mène pas automatiquement à la pauvreté, mais les chiffres montrent une vulnérabilité plus élevée.
Ce phénomène peut s'expliquer par plusieurs facteurs, notamment l'accès à l'emploi, la reconnaissance des compétences ou encore l'intégration dans certains milieux de travail majoritairement francophones.
Dans plusieurs secteurs au Québec, la connaissance du français reste essentielle pour obtenir un emploi stable et bien rémunéré. Cela peut créer un désavantage réel pour les personnes unilingues anglophones.
Cette réalité prend encore plus de poids dans les régions où les occasions d'emploi en anglais sont plus limitées. À Montréal, la situation peut être différente, mais l'écart demeure visible dans les données globales.
Le sujet circule d'ailleurs beaucoup sur les réseaux sociaux, notamment via Narcity Québec, où plusieurs internautes réagissent déjà à ces statistiques qui ne laissent personne indifférent.
Au-delà des chiffres, cette situation ramène un enjeu bien concret, celui de l'accès à une vie décente. Le débat linguistique prend ici une dimension économique qui touche directement le portefeuille des gens.
Dans un Québec où plus de la moitié de la population peut parler anglais, la question n'est pas la présence de la langue, mais plutôt les inégalités vécues par certains groupes.
Ce portrait rappelle que la langue n'est pas seulement une question culturelle ou identitaire. Elle peut aussi influencer les conditions de vie, les opportunités et la stabilité financière.
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