Au lendemain d'une soirée électorale historique, Sonia LeBel avance une prédiction qui risque de faire beaucoup réagir sur la scène politique.
L'ex-ministre de l'Éducation estime que les Québécois pourraient retourner aux urnes d'ici environ 18 mois. Selon ce qu'elle a déclaré sur les ondes de Radio-Canada, les partis voudront rapidement provoquer une nouvelle élection, dans l'espoir d'améliorer leur position.
Cette analyse survient alors que le Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon formera un gouvernement minoritaire. Ce type de gouvernement est souvent plus fragile qu'un gouvernement majoritaire.
Sonia LeBel croit également que la Coalition avenir Québec pourrait revenir dans la course lors du prochain scrutin. La formation a pourtant subi une défaite cuisante lundi soir.
L'ancienne ministre a dit espérer ce retour. Selon elle, c'est la CAQ qui a ouvert la voie à une troisième option politique au Québec, entre le fédéralisme et la souveraineté.
Ses propos tranchent avec le climat de déception qui règne au sein de la formation depuis l'annonce des résultats. Christine Fréchette a d'ailleurs assumé l'entière responsabilité de cette défaite.
D'autres figures de la CAQ ont aussi défendu la troisième voie durant la campagne. Bernard Drainville en avait notamment fait l'un de ses arguments de fin de campagne à Lévis.
Sonia LeBel croit au retour de la CAQ et de la troisième voie
Sonia LeBel ne se présentait pas à cette élection. Le 19 janvier 2026, elle avait annoncé son intention de quitter la vie politique à la fin de son mandat, après huit ans à l'Assemblée nationale.
Élue pour la première fois dans Champlain en 2018, avec 51,9 % des voix, elle avait été réélue en 2022. Elle a occupé plusieurs postes importants au sein du gouvernement.
Elle a notamment été ministre de la Justice de 2018 à 2020, puis présidente du Conseil du trésor de 2020 à 2025. Elle était ministre de l'Éducation depuis le 10 septembre 2025.
Avant son saut en politique, Sonia LeBel a mené une carrière d'avocate criminaliste. Originaire de Matane, elle a été admise au Barreau du Québec en 1991, avant de se spécialiser dans la lutte contre le crime organisé.
Le grand public l'a découverte en 2011, lors de la grève des procureurs de la Couronne. Elle est ensuite devenue procureure en chef de la commission Charbonneau.
Sa prédiction d'une élection hâtive reste évidemment une hypothèse personnelle. Le calendrier dépendra notamment de la capacité du nouveau gouvernement à obtenir l'appui des partis d'opposition.
Dans un contexte minoritaire, chaque vote important à l'Assemblée nationale pourrait mettre le gouvernement à l'épreuve. Les prochains mois seront donc scrutés de près par les observateurs de la scène politique.
Reste à voir si la Coalition avenir Québec parviendra à se relever, comme le souhaite Sonia LeBel, ou si cette défaite marquera un tournant durable pour la formation.
Croyez-vous à une nouvelle élection au Québec d'ici 18 mois?
À lire également sur Derniere Heure Qc :
Charles Milliard lance une solide flèche à Paul St-Pierre Plamondon
