Kent Hughes a échangé le défenseur québécois William Trudeau aux Rangers de New York, en retour de l'attaquant Brett Berard. Une transaction qui fait jaser.

C'est l'analyste et ancien gardien Kevin Weekes qui a vendu la mèche en premier. Deux joueurs de 23 ans changent de camp, deux choix de repêchage tardifs, deux organisations qui concluent une affaire rondement.

Du côté du Canadien, on tourne la page sur Trudeau. Le défenseur gaucher de 6 pieds 1 pouce et 205 livres, repêché en quatrième ronde en 2021, n'a jamais disputé un seul match dans la LNH malgré deux contrats professionnels.

Cette saison avec le Rocket de Laval, il revenait d'une importante blessure et avait quand même récolté 20 points en 62 matchs. Pas mal pour un joueur en reconstruction physique, mais visiblement pas suffisant pour convaincre la direction montréalaise.

L'analyste Anthony Marcotte, de BPM Sports, a mis les choses en perspective sans détour : « Le Canadien était rendu à la croisée des chemins avec Trudeau à qui on devait offrir un 3e contrat professionnel sans lui avoir donné une chance dans la LNH. Je lui souhaite de l'obtenir à New York. »

Une citation qui résume bien l'ambivalence autour de cette transaction. Plusieurs partisans auraient préféré voir Trudeau obtenir sa chance à Montréal d'abord.

Brett Berard rejoint le Canadien de Montréal dans un échange surprenant avec les Rangers

Brett Berard, lui, arrive avec un curriculum vitae discret mais intéressant à décortiquer. Choix de cinquième ronde des Rangers en 2020, il mesure 5 pieds 9 pouces pour 175 livres, mais il compense largement son gabarit par son intensité physique.

Il cumule 10 points en 48 matchs dans la LNH, et a connu une bonne saison dans la Ligue américaine avec 22 points en 41 matchs. C'est un joueur qui sait comment se battre pour sa place dans une formation.

Hughes récolte donc un attaquant avec de l'expérience dans la grande ligue en retour d'un défenseur qui n'y a jamais mis les pieds. Vu sous cet angle, l'échange a une certaine logique, même si elle ne saute pas aux yeux.

Berard s'en vient vraisemblablement jouer un rôle dans le système du Rocket de Laval. Son profil de joueur de caractère, difficile à affronter soir après soir, correspond à ce que le CH cherche à construire en périphérie.

Trudeau, pour sa part, s'en va dans une organisation qui lui donnera peut-être l'opportunité qu'il attendait depuis des années. Un nouveau départ à New York, faque on lui souhaite sincèrement bonne chance.

Ce type de transaction discrète fait partie du quotidien d'un directeur général en mode reconstruction. Hughes brasse les cartes en profondeur, même quand les résultats ne font pas les manchettes.

Le camp d'entraînement d'automne permettra de voir où Berard se situe réellement dans les plans de l'organisation montréalaise. D'ici là, c'est une acquisition à surveiller sans trop s'emballer.

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C'est confirmé, plusieurs personnes recevront ce montant dès aujourd'hui