Le plein fait mal au portefeuille dimanche, alors que l'essence dépasse de nouveau les 2 $ le litre dans plusieurs secteurs montréalais.

Tel que le rapporte l'excellent Yannick Beaudoin du Journal de Montréal, dans plusieurs stations-service du Grand Montréal, les automobilistes découvrent dimanche matin un prix affiché à 200,9 cents le litre.

La facture grimpe même à 201,9 cents dans certains secteurs de Montréal, de Laval, de la Montérégie et de la Rive-Nord.

Cette hausse n'est toutefois pas uniforme, puisque certaines stations de la région métropolitaine proposent encore le litre sous la barre de 1,90 $.

Pour les automobilistes capables d'attendre avant de faire le plein, comparer les prix pourrait donc permettre une économie appréciable.

L'écart devient encore plus frappant lorsqu'on regarde les prix observés dimanche dans plusieurs autres régions du Québec.

Dans la Capitale-Nationale, le prix moyen rapporté atteint 186,9 cents le litre, soit environ 14 cents sous certains prix montréalais.

Le prix de l'essence creuse l'écart entre Montréal et le Québec

À Trois-Rivières et Sherbrooke, le prix du litre se situe généralement entre 182 et 187 cents, selon les données rapportées dimanche.

Les automobilistes de l'Outaouais sont davantage épargnés, puisque la majorité des stations-service observées affichent leur essence sous 1,75 $ le litre.

Même constat au Saguenay-Lac-Saint-Jean, où le prix demeure sous 180 cents, créant un écart important avec le Grand Montréal.

Cette nouvelle poussée au-dessus de 2 $ n'est malheureusement pas une première pour les automobilistes québécois depuis le début de 2026.

Au début du mois d'avril, plusieurs régions avaient déjà vu leurs prix franchir cette barre particulièrement marquante pour les consommateurs.

Le phénomène s'est répété le 1er mai, lorsque certains automobilistes ont encore dû débourser plus de 2 $ pour chaque litre.

Le marché demeure particulièrement volatil, comme l'illustrait encore récemment CAA-Québec dans ses analyses quotidiennes consacrées aux prix à la pompe.

CAA-Québec explique notamment que son prix réaliste régional considère le coût d'acquisition, le transport, les taxes et la marge moyenne des détaillants.

Le contexte international continue également d'alimenter l'incertitude entourant les prix du pétrole et, ultimement, ceux affichés dans les stations-service québécoises.

Le conflit avec l'Iran et les perturbations entourant le détroit d'Ormuz ont notamment contribué aux importantes variations pétrolières observées depuis février.

En juillet, CAA-Québec soulignait d'ailleurs que l'évolution du conflit au Moyen-Orient continuait d'influencer directement les perspectives pour les consommateurs québécois.

Pour les automobilistes montréalais, une chose demeure certaine dimanche, magasiner son essence peut faire une différence particulièrement visible sur la facture.

Avec des écarts dépassant parfois 25 cents entre certaines régions québécoises, le prix affiché dépend énormément de l'endroit choisi pour remplir son réservoir.

SONDAGE

Le prix de l'essence dans le Grand Montréal est-il rendu trop élevé?

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