Marina Vlady, figure marquante du cinéma français et italien pendant plusieurs décennies, est décédée jeudi à 88 ans, entourée de ses proches.
La famille de l'actrice, écrivaine et chanteuse a confirmé son décès dans un communiqué transmis à l'Agence France-Presse jeudi.
Ses enfants précisent que Marina Vlady est morte chez elle, entourée de ses proches et de ses animaux, après une vie particulièrement remplie.
Née Catherine Marina de Poliakoff en 1938, elle a commencé à jouer très jeune avant de devenir une figure reconnue du cinéma européen.
Sa carrière compte plus de 80 films, avec des collaborations auprès de cinéastes comme Jean-Luc Godard, Orson Welles, Bertrand Tavernier et Ettore Scola.
En 1963, son travail dans « Le Lit conjugal » lui a valu le prix d'interprétation féminine au prestigieux Festival de Cannes.
Marina Vlady a également marqué les cinéphiles avec « La Princesse de Clèves », présenté en 1961 avec Jean Marais.
Marina Vlady laisse aussi son empreinte au Québec
Même si sa carrière s'est principalement déroulée en Europe, plusieurs oeuvres de Marina Vlady ont continué de vivre auprès des cinéphiles québécois.
La Cinémathèque québécoise a notamment présenté à Montréal « Deux ou trois choses que je sais d'elle », réalisé par Jean-Luc Godard en 1967.
Cette oeuvre mettant Marina Vlady en vedette a été projetée en 35 mm à la Cinémathèque québécoise au mois de janvier 2023.
L'institution montréalaise a aussi programmé « The Two of Them », réalisé par Márta Mészáros, avec Marina Vlady et Lili Monori.
Plus récemment, les cinéphiles montréalais pouvaient encore la retrouver dans « Days of Love », présenté à la Cinémathèque québécoise en janvier 2025.
Son décès trouve donc un écho jusqu'au Québec, où plusieurs générations ont pu découvrir ou redécouvrir ses films sur grand écran.
Marina Vlady ne s'est toutefois jamais limitée au cinéma, puisqu'elle a également chanté et publié une dizaine de livres pendant sa carrière.
Elle avait notamment raconté sa relation avec Vladimir Vissotsky dans « Vladimir ou le vol arrêté », publié sept ans après la mort du chanteur russe.
L'artiste avait épousé Vladimir Vissotsky en 1969 et vécu une partie de cette relation à Moscou, jusqu'au décès de celui-ci en 1980.
Sa vie publique a également été marquée par plusieurs engagements sociaux, notamment concernant le droit à l'avortement et le droit au logement.
Marina Vlady avait signé le « Manifeste des 343 » en 1971, avant de poursuivre différents combats sociaux pendant les décennies suivantes.
Ses enfants retiennent aujourd'hui une « longue et belle vie bien remplie », une formule qui résume bien son impressionnant parcours artistique.
Du cinéma européen aux écrans montréalais, Marina Vlady laisse derrière elle une filmographie qui continuera certainement de circuler longtemps après sa disparition.
Quel souvenir gardez-vous de Marina Vlady?
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