Amélie B. Simard a livré un témoignage touchant sur les difficultés de sa profession, après plus de trois décennies de carrière.

La comédienne, qu'on a pu voir notamment dans la série Alertes, s'est confiée dans une publication sur les réseaux sociaux. Elle y exprime ses inquiétudes face à l'avenir de son métier.

« Même si ça n'a pas toujours été un métier facile, j'ai toujours cru qu'avec le temps, l'expérience, le travail, les années... J'allais finir par trouver ma place », écrit Amélie B. Simard.

« La vérité, c'est qu'à 41 ans, trouver ma place reste difficile », poursuit-elle avec franchise. Elle déplore que seule une petite minorité d'acteurs arrive réellement à vivre de leur art.

L'accès aux auditions serait devenu de plus en plus rare, selon la comédienne. Cette situation rendrait le processus particulièrement stressant pour les acteurs, qui ressentiraient une pression considérable.

« Notre culture québécoise traverse quelque chose de difficile », note-t-elle également. Elle rappelle que derrière la culture se trouvent des humains qui tentent de continuer à raconter nos histoires.

Amélie B. Simard trouve un équilibre grâce à la voix

La comédienne admet éviter certaines premières depuis un moment, par anxiété face aux questions sur ses projets futurs. « Souvent, je ne sais pas quoi répondre », confie-t-elle à ce sujet.

« Je ne sais pas c'est quoi mon prochain projet. Je ne sais pas quand sera ma prochaine audition », ajoute Amélie B. Simard. Elle précise toutefois avoir envie d'en parler ouvertement.

La comédienne révèle que la voix publicitaire lui permet aujourd'hui de continuer à vivre de son métier. « J'en suis profondément reconnaissante », mentionne-t-elle à ce sujet.

Sans ce volet de son travail, Amélie B. Simard affirme qu'elle aurait dû se trouver un autre gagne-pain depuis longtemps. Cette réalité toucherait plusieurs artistes du milieu québécois selon elle.

Malgré ces défis, la comédienne pratique son métier depuis l'âge de huit ans, soit depuis 33 ans. Sa passion pour la scène et le jeu demeure intacte malgré la précarité rencontrée.

« Je veux encore jouer. Je veux encore raconter des histoires », conclut Amélie B. Simard. Elle souhaite qu'il y ait davantage de place pour les artistes dans l'industrie québécoise.

Ce témoignage rejoint les préoccupations de plusieurs artistes du milieu culturel québécois. La précarité du métier de comédien continue de susciter des discussions importantes dans l'industrie.

À lire également sur Derniere Heure Qc :
Un décès à seulement 32 ans secoue le plateau d'une série très populaire