Une maladie transmise par les tiques progresse au Québec, particulièrement en Estrie et en Montérégie, où les autorités suivent attentivement la situation.

Tel que le rapporte Noovo Info, l'anaplasmose est une infection bactérienne transmise par la tique à pattes noires, également responsable de la transmission de la maladie de Lyme.

Encore relativement méconnue, cette maladie à déclaration obligatoire peut provoquer de la fièvre, des frissons, des maux de tête et des douleurs musculaires.

Les autorités précisent que les symptômes apparaissent généralement entre 5 et 21 jours après une piqûre provenant d'une tique infectée.

Dans certains cas plus sévères, des complications respiratoires, neurologiques ou touchant certains organes peuvent survenir, particulièrement lorsque le traitement commence tardivement.

Selon l'INSPQ, 43 % des 101 cas humains recensés entre 2019 et 2024 avaient nécessité une hospitalisation au Québec.

La situation mérite donc une attention particulière, même si la maladie de Lyme demeure beaucoup plus répandue dans la province.

L'anaplasmose progresse surtout en Estrie et en Montérégie

Les données disponibles montrent clairement que l'Estrie demeure la région québécoise la plus fortement touchée par l'anaplasmose depuis son émergence.

En 2025, le Québec a recensé un record de 71 cas, presque deux fois plus que les 40 cas déclarés en 2024.

Parmi ces 71 cas, 51 se trouvaient en Estrie, tandis que presque tous les autres étaient rapportés en Montérégie.

Les données de surveillance de 2024 permettent de préciser davantage lesecteurs où la transmission de cette infection était particulièrement présente.

En Estrie, les territoires de La Pommeraie et de la Haute-Yamaska représentaient alors 86 % des acquisitions régionales rapportées par l'INSPQ.

Quelques cas avaient aussi été acquis en Montérégie, tandis que la Mauricie-et-Centre-du-Québec et les Laurentides avaient enregistré un premier cas cette année-là.

La progression suit donc principalement les secteurs où la tique à pattes noires est déjà bien établie depuis plusieurs années.

Cette même réalité explique pourquoi l'Estrie et la Montérégie figurent également parmi les régions québécoises particulièrement surveillées pour la maladie de Lyme.

Un élément important distingue toutefois l'anaplasmose, puisqu'une tique infectée peut transmettre la bactérie même lorsqu'elle est retirée dans les premières 24 heures.

Contrairement à la maladie de Lyme, aucun traitement antibiotique préventif n'est actuellement recommandé après une piqûre pour empêcher spécifiquement le développement de l'anaplasmose.

La prévention reste donc essentielle, notamment en utilisant un chasse-moustiques approprié et en portant des vêtements couvrants pendant les activités extérieures.

Après une sortie, les autorités recommandent aussi d'inspecter soigneusement son corps et de retirer rapidement toute tique qui pourrait s'y trouver.

Une douche ou un bain dans les deux heures suivant le retour à l'intérieur peut également faciliter la détection des tiques.

Avec l'anaplasmose qui gagne du terrain, les autorités continuent maintenant leur surveillance pour mieux comprendre son implantation dans différentes régions québécoises.

SONDAGE

L'anaplasmose transmise par les tiques vous inquiète-t-elle?

À lire également sur Derniere Heure Qc :
Jean-Philippe Wauthier en couple avec cette actrice adorée?