Des conditions extrêmes immobilisent des avions au sol
Quand l'hiver frappe très fort, ce ne sont pas seulement les voitures qui refusent de démarrer. Dans certaines conditions extrêmes, même les avions doivent rester cloués au sol.
Tel que le rapporte MétéoMédia, c'est exactement ce qui s'est produit récemment au Yukon, alors qu'une vague de froid intense a fait chuter le mercure jusqu'à près de moins 50 degrés. À ces températures, certaines limites de sécurité sont tout simplement dépassées.
Dimanche dernier, plusieurs vols opérés par la compagnie régionale North-Wright Air ont été annulés. La décision a été prise par mesure de prudence, afin d'assurer la sécurité des passagers et des équipages.
Même dans des régions nordiques habituées à des hivers rigoureux, un froid aussi extrême pose des défis bien réels au transport aérien. Les avions ne sont pas conçus pour fonctionner sans limites.
Le froid extrême et ses effets sur les avions
Lorsque la température chute brutalement, plusieurs systèmes essentiels deviennent plus vulnérables. Les batteries perdent de leur efficacité et peuvent ne plus fournir l'énergie nécessaire au démarrage.
Les systèmes hydrauliques sont aussi affectés. Le froid épaissit les fluides, ce qui ralentit leur circulation et peut compromettre le fonctionnement de certaines commandes critiques.
Les instruments et capteurs, pourtant conçus pour résister à des conditions difficiles, peuvent devenir moins fiables. Dans l'aviation, la moindre incertitude n'est jamais prise à la légère.
À cela s'ajoutent les opérations de dégivrage, qui deviennent plus longues et plus complexes. Même une fine couche de givre sur les ailes peut modifier l'écoulement de l'air et nuire à la portance.
L'huile utilisée dans les systèmes d'un avion est différente de celle d'un moteur de voiture, mais elle réagit aussi au froid. À très basse température, elle peut devenir trop visqueuse pour permettre un fonctionnement optimal.
Cette combinaison de facteurs explique pourquoi certaines compagnies préfèrent immobiliser leurs appareils plutôt que de prendre des risques inutiles.
Fait intéressant, le froid n'est pas le seul ennemi des avions. À l'autre extrémité du thermomètre, la chaleur extrême peut aussi empêcher les décollages.
Dans des villes comme Phoenix, aux États Unis, des vagues de chaleur dépassant les 45 degrés ont déjà forcé des annulations ou des retards importants. L'air chaud est moins dense, ce qui réduit la portance nécessaire au décollage.
Dans ces conditions, les avions doivent parfois transporter moins de passagers ou de bagages, allonger leur distance de décollage ou attendre des températures plus fraîches.
Certaines compagnies adaptent alors leurs horaires, privilégiant les vols tôt le matin ou tard en soirée. Une preuve de plus que, dans le ciel comme sur la route, la météo a toujours le dernier mot.
Source : MétéoMédia
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