Les 11 enseignants suspendus de l'école Bedford ont perdu leur brevet d'enseignement, une décision qui provoque déjà une contestation.

Le cabinet de la ministre de l'Éducation Sonia LeBel a confirmé mardi matin que les sanctions maximales avaient été imposées aux enseignants visés par l'enquête. La révocation des brevets empêche maintenant ces personnes d'enseigner dans le réseau scolaire québécois.

Cette décision découle d'un rapport d'enquête accablant dévoilé en 2024. Le document décrivait un climat de peur installé par un « clan dominant » à l'intérieur de l'école primaire montréalaise.

Les enquêteurs avaient conclu que plusieurs pratiques problématiques étaient tolérées depuis longtemps. Certains enseignants niaient même l'existence de troubles d'apprentissage chez plusieurs élèves vulnérables.

École Bedford, Sonia LeBel confirme une sanction historique

Le rapport révélait aussi que des éducateurs spécialisés étaient empêchés d'entrer dans certaines classes. Des filles auraient également été privées de soccer pendant plusieurs années parce que cette activité était jugée réservée aux garçons.

Plusieurs enseignants opposés à ces méthodes auraient quitté l'établissement au fil du temps. Certains auraient subi des campagnes de boycottage devant les élèves, selon les faits rapportés dans l'enquête ministérielle.

Le gouvernement du Québec avait rapidement suspendu les 11 enseignants visés à l'automne 2024. Bernard Drainville, alors ministre de l'Éducation, avait aussi demandé des vérifications dans d'autres écoles montréalaises.

La révocation des brevets représente la sanction la plus sévère prévue par le ministère. Québec soutient toutefois que les enseignants concernés conservent le droit de contester cette décision devant les tribunaux administratifs.

Selon plusieurs intervenants du milieu scolaire, cette décision envoie un message important au réseau québécois. Des directions d'école et des parents réclamaient des gestes forts depuis la publication du rapport Bedford.

Le dossier continue malgré tout de soulever plusieurs questions sur la gestion des écoles montréalaises. Québec affirme maintenant vouloir éviter qu'une situation semblable puisse se reproduire ailleurs dans le réseau public.

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