L'épidémie d'Ebola progresse rapidement en Afrique centrale et les autorités sanitaires mondiales craignent une aggravation importante de la situation.

Trois semaines après la déclaration officielle de l'épidémie en République démocratique du Congo, le nombre de cas confirmés continue d'augmenter à un rythme préoccupant. L'Organisation mondiale de la santé recense maintenant 452 infections confirmées dans le pays.

Selon le plus récent bilan, 82 personnes sont décédées en RDC depuis le début de cette flambée. L'Ouganda voisin compte également 19 cas confirmés et 2 décès liés au virus.

Les données publiées montrent une hausse spectaculaire de 100 cas et de 20 décès en seulement une journée. Cette progression alimente les inquiétudes des spécialistes de la santé publique.

Ebola en Afrique centrale, l'OMS redoute une propagation rapide

L'Organisation mondiale de la santé a déjà qualifié la situation d'urgence de santé publique de portée internationale. Plusieurs experts rappellent que l'épidémie pourrait prendre une ampleur comparable à certaines des pires crises sanitaires récentes.

Jason Asher, spécialiste de la prévision des épidémies aux Centres pour le contrôle et la prévention des maladies des États-Unis, estime qu'un scénario très grave demeure possible sans interventions rapides et efficaces.

Le virus Ebola se transmet principalement par contact étroit avec une personne infectée ou par l'exposition à des fluides corporels contaminés. Depuis son apparition, cette maladie a causé plus de 15 000 décès sur le continent africain.

L'épidémie actuelle a été déclarée officiellement le 15 mai dans le nord-est de la République démocratique du Congo. Les autorités croient toutefois que le virus circulait déjà discrètement depuis plusieurs semaines avant sa détection.

Un autre défi complique la lutte contre cette flambée. Aucun vaccin ni traitement approuvé n'existe actuellement contre la souche Bundibugyo, responsable de l'épidémie en cours.

Vendredi, l'OMS et le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies ont annoncé un vaste plan d'intervention. Une enveloppe de 518 millions de dollars sera consacrée au renforcement de la surveillance, des laboratoires et des mesures de prévention.

Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a reconnu que les équipes sanitaires tentent toujours de rattraper la progression du virus. Il insiste sur l'importance d'agir rapidement afin de freiner la propagation dans les pays touchés et de préparer les États voisins.

Les responsables de la santé publique répètent que cette épidémie demeure grave, mais qu'elle peut être maîtrisée grâce à une mobilisation rapide et coordonnée. Les prochaines semaines seront déterminantes pour limiter son impact.

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