Une affaire majeure frappe actuellement le Service de police de Montréal. Seize policiers font l'objet d'une enquête qui provoque déjà une onde de choc.

Les événements concernent le poste de quartier 39, situé à Montréal-Nord. Vendredi soir, le directeur du SPVM, Fady Dagher, a confirmé publiquement l'existence de l'enquête en cours.

Selon les informations rapportées par Radio-Canada, les policiers visés font l'objet d'allégations de gestes racistes et haineux envers des personnes noires et arabes lors d'interpellations. Les allégations demeurent toutefois non prouvées devant les tribunaux.

Deux policiers ont été suspendus pendant l'enquête. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales analyse également le dossier afin de déterminer si des accusations criminelles pourraient être déposées.

Fady Dagher réagit à l'enquête visant des policiers du SPVM

Parmi les informations qui circulent, certaines allégations sont particulièrement troublantes. Selon des sources citées par Radio-Canada, certains agents auraient conservé des mèches de cheveux coupées lors d'interventions policières.

Le directeur du SPVM n'a pas caché son indignation devant la situation. Devant les médias, il a affirmé que des gestes de cette nature seraient incompatibles avec les valeurs du service de police.

Fady Dagher a également précisé que quatorze policiers ont été réaffectés pendant l'enquête. Trois d'entre eux occupent maintenant des fonctions administratives, tandis que les autres ont été déplacés à des postes sans contact avec le public.

Le chef du SPVM a décrit la situation comme étant exceptionnelle. Il a même indiqué qu'il s'agissait d'un démantèlement d'équipe sans précédent dans l'histoire récente de l'organisation.

Un élément retient particulièrement l'attention dans cette affaire. Ce sont d'autres policiers du poste 39 qui auraient dénoncé les comportements reprochés à leurs collègues.

La classe politique a rapidement réagi après les révélations. La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a qualifié les allégations d'inacceptables et souhaite accélérer le déploiement des caméras corporelles.

Le ministre de la Sécurité publique, Ian Lafrenière, a également dénoncé des gestes qu'il juge choquants. Il a toutefois souligné que les mécanismes internes semblent avoir fonctionné puisque les dénonciations proviennent de policiers eux-mêmes.

Cette affaire survient dans un contexte particulier pour le SPVM. En mars dernier, Fady Dagher présentait justement un plan quinquennal visant à combattre le racisme et les discriminations au sein du corps policier.

L'enquête se poursuit maintenant sur plusieurs fronts. Les autorités devront établir les faits et déterminer si les allégations sont fondées avant toute conclusion définitive.

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