Les images de la fusillade dans Côte-des-Neiges circulent rapidement. Des spécialistes demandent maintenant au public de cesser de les partager.

Au lendemain du drame survenu devant un hôtel de Montréal, plusieurs chercheurs en prévention de l'extrémisme invitent la population à faire preuve de prudence. Selon eux, la diffusion répétée de vidéos violentes peut avoir des conséquences bien réelles.

Les autorités ont confirmé que deux policiers ont été atteints par des tirs. L'un des agents a perdu la vie, tout comme un passant, tandis que le tireur présumé est décédé lors de l'intervention policière.

Alors que plusieurs informations circulent sur les réseaux sociaux, les experts rappellent qu'il est encore trop tôt pour établir avec certitude les motivations de l'auteur présumé. Ils recommandent d'attendre les conclusions officielles de l'enquête.

Fusillade dans Côte-des-Neiges, les experts demandent de la prudence

Le sociologue David Hofmann, de l'Université du Nouveau-Brunswick, explique que certains auteurs d'actes violents peuvent être influencés par différentes idéologies. Il précise toutefois que chaque dossier demeure unique et qu'il faut éviter les conclusions hâtives.

La psychologue Ghayda Hassan, directrice du Réseau des praticiens canadiens pour la prévention de l'extrémisme violent, partage la même prudence. Selon elle, les renseignements disponibles évoluent rapidement et méritent d'être analysés avec rigueur.

Mme Hassan souligne également que la circulation massive d'images violentes peut servir à alimenter certains discours extrémistes. Elle estime qu'un simple partage sur les réseaux sociaux peut parfois contribuer, malgré de bonnes intentions, à amplifier la portée recherchée par les auteurs de tels gestes.

Les spécialistes rappellent que la meilleure façon d'aider demeure de s'informer auprès de sources crédibles. Ils encouragent aussi les internautes à signaler les contenus problématiques plutôt qu'à les republier.

Cette tragédie soulève aussi des questions sur notre responsabilité numérique. Chaque clic, chaque partage et chaque publication peuvent influencer la manière dont un événement est perçu par le public.

Les enquêteurs poursuivent leur travail afin d'établir avec précision le déroulement des événements et les circonstances ayant mené à cette fusillade. D'autres informations officielles devraient être communiquées au fur et à mesure de l'avancement de l'enquête.

Les experts espèrent que cette réflexion contribuera à sensibiliser davantage la population. Selon eux, faire preuve de retenue en ligne représente un geste concret pour limiter la propagation de contenus violents et protéger les personnes les plus vulnérables.

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