Les tiques gagnent du terrain au Québec. Une importante mise à jour place désormais 174 nouvelles municipalités dans les zones à risque de maladie de Lyme.
L'Institut national de santé publique du Québec a dévoilé sa nouvelle cartographie des secteurs endémiques pour 2026. Cette révision entraîne un élargissement majeur des territoires où des mesures préventives peuvent être recommandées après une piqûre.
Au total, 685 municipalités québécoises sur 1 098 sont maintenant considérées comme des secteurs à risque. Cette proportion représente plus de la moitié des municipalités de la province.
La progression de la tique à pattes noires continue d'inquiéter les autorités de santé publique. Cet insecte est reconnu comme le principal vecteur de la maladie de Lyme au Québec.
Les chiffres les plus récents illustrent clairement cette tendance. En 2025, 1 021 cas de maladie de Lyme ont été déclarés au Québec, dont 927 ont été contractés directement sur le territoire québécois.
Tiques au Québec, la maladie de Lyme étend sa présence dans plusieurs régions
Le changement le plus spectaculaire touche la région de Chaudière-Appalaches. Celle-ci comptait seulement 2 municipalités endémiques en 2025, alors qu'elle en compte maintenant 53.
D'autres régions enregistrent aussi une progression importante. Des municipalités de la Capitale-Nationale, de l'Outaouais, des Laurentides, de la Mauricie et du Centre-du-Québec apparaissent désormais sur la liste.
Certaines régions sont maintenant couvertes dans leur totalité. C'est notamment le cas de l'Estrie, de Montréal, de Laval, de Lanaudière et de la Montérégie.
Cette expansion rapide ne signifie toutefois pas nécessairement une explosion soudaine du nombre de tiques partout. Une partie de cette hausse s'explique par une nouvelle méthode d'évaluation adoptée par l'INSPQ.
Jusqu'à récemment, les municipalités situées dans un rayon de 20 kilomètres d'une zone à risque significatif pouvaient être incluses dans la surveillance. Ce rayon a maintenant été porté à 50 kilomètres.
L'organisme a également ajouté un indicateur climatique à son analyse. Cette donnée permet de mieux identifier les endroits où les conditions favorisent l'établissement durable des tiques à pattes noires.
Ces ajustements ont eu un effet immédiat sur la carte provinciale. Plusieurs municipalités qui n'étaient pas considérées à risque auparavant se retrouvent désormais dans les secteurs visés.
Les citoyens qui pratiquent la randonnée, le camping ou les activités de plein air devront donc redoubler de vigilance. Les experts recommandent toujours d'inspecter soigneusement sa peau après une sortie en nature.
Même si une piqûre de tique ne mène pas automatiquement à la maladie de Lyme, un retrait rapide réduit considérablement les risques de transmission. La prévention demeure le meilleur outil pour limiter les complications.
L'INSPQ précise également que cette nouvelle carte demeurera en vigueur pendant plusieurs années. Aucune autre mise à jour majeure n'est prévue avant 2029.
Pour savoir si votre municipalité fait partie des secteurs visés, il est possible de consulter la carte interactive publiée par l'organisme.
Les tiques au Québec vous inquiètent-elles davantage en 2026?
À lire également sur Derniere Heure Qc :
Une annonce importante est effectuée après les sombres événements qui se sont produits à Montréal