Une présence policière marquée a été déployée lundi à l'école du Triolet, à Sherbrooke, après des menaces diffusées en ligne. Les autorités évoquent une piste rassurante.

Tel que rapporté par Radio-Canada, l'intervention s'est déroulée dans la journée de lundi, alors que plusieurs véhicules policiers étaient visibles autour de l'établissement. Des agents se trouvaient aussi à l'intérieur pour sécuriser les lieux.

Le Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke a rapidement informé les parents par courriel. Les messages menaçants avaient été publiés vendredi, soit le 17 avril, sur Internet.

Selon les premières analyses, ces propos ne seraient pas fondés et pourraient s'apparenter à un canular. Malgré ce constat, les autorités ont choisi d'intervenir avec sérieux.

École du Triolet Sherbrooke, menaces Internet sous surveillance policière

Les cours ont été maintenus normalement durant la journée de lundi, une décision prise en collaboration avec le Service de police de Sherbrooke. Le CSSRS a insisté sur le fait que les élèves étaient en sécurité.

La relationniste du SPS, Isabelle Gendron, a expliqué que ce type de situation exige une vigilance constante. Elle a rappelé que chaque menace est analysée avec rigueur, sans exception.

Des policiers ont aussi rencontré des élèves sur place, notamment grâce à la présence d'une policière communautaire. L'objectif était de rassurer et de répondre aux inquiétudes.

Le directeur général du CSSRS, Sylvain Racette, a souligné l'importance de la prévention dans un contexte numérique. Il rappelle que les jeunes peuvent sous-estimer l'impact de leurs paroles en ligne.

Selon lui, un message publié sans réflexion peut rapidement circuler et être mal interprété. L'absence de ton ou de contexte amplifie souvent la portée des propos.

L'enquête du Service de police de Sherbrooke se poursuit afin de retracer l'origine des messages. Les autorités n'ont pas dévoilé le contenu exact pour éviter toute propagation inutile.

Même si la thèse du canular est privilégiée, les intervenants ont adopté une approche prudente. Ce type d'intervention préventive est devenu plus fréquent dans les écoles québécoises.

Les autorités rappellent qu'une menace, même non fondée, peut entraîner des conséquences importantes. Le message est clair, aucune situation de ce genre n'est prise à la légère.

Cette intervention relance aussi la discussion sur l'usage des réseaux sociaux chez les jeunes. La rapidité de diffusion et l'absence de filtre demeurent des enjeux majeurs.

SONDAGE

Est-ce que votre enfant fréquente l'école du Triolet à Sherbrooke?

À lire également sur Derniere Heure Qc :
Le triste geste de Kirby Dach après la défaite du Canadien fait vivement réagir