Une nouvelle épidémie d'Ebola inquiète l'Afrique centrale. La République démocratique du Congo recense déjà des dizaines de morts, pendant que l'Ouganda confirme un décès lié au virus.

Les autorités sanitaires africaines ont déclaré vendredi une nouvelle flambée d'Ebola dans la province de l'Ituri, au nord-est de la RDC. Cette région frontalière de l'Ouganda connaît déjà d'importants déplacements liés aux activités minières.

Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies évoque 246 cas suspects et 65 décès possibles. Les autorités craignent maintenant une propagation rapide vers d'autres zones densément peuplées.

L'Ouganda a confirmé jeudi la mort d'un homme de 59 ans contaminé par le variant Bundibugyo. Selon Kampala, il s'agissait d'un cas importé depuis la RDC, sans transmission locale confirmée pour l'instant.

Ebola en RDC inquiète aussi l'Ouganda

Le variant Bundibugyo complique la situation sanitaire actuelle puisqu'aucun vaccin homologué n'existe contre cette souche précise. Les vaccins développés jusqu'ici ciblent uniquement le variant Zaïre du virus Ebola.

Dans plusieurs villages de l'Ituri, les enterrements se multiplient depuis quelques semaines. Des habitants décrivent des décès quotidiens et une forte inquiétude parmi les familles touchées.

À Mongbwalu, certains résidents parlent de cinq à six décès par jour depuis la mi-avril. Des membres de la société civile affirment avoir déjà creusé plusieurs nouvelles tombes cette semaine.

La région demeure difficile d'accès pour les équipes médicales en raison des violences armées et du mauvais état des routes. Le transport de médicaments et d'équipements représente encore un défi majeur.

L'Organisation mondiale de la santé rappelle toutefois que la RDC possède une longue expérience dans la gestion d'Ebola. Depuis 1976, le pays a déjà affronté 17 épidémies différentes du virus.

La flambée la plus meurtrière en RDC avait causé près de 2300 décès entre 2018 et 2020. Depuis un demi-siècle, Ebola aurait provoqué environ 15 000 morts à travers le continent africain.

Les spécialistes surveillent maintenant la ville de Bunia, où des cas suspects auraient déjà été signalés récemment. Cette agglomération de près de 300 000 habitants représente une zone stratégique pour limiter la propagation.

Les autorités sanitaires internationales rappellent que le virus se transmet par les fluides corporels et le contact avec des personnes infectées. Les symptômes incluent notamment la fièvre, les vomissements et les saignements.

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