Alors que plusieurs régions du Québec goûtent à une chaleur digne de juillet, la neige refuse encore de tirer sa révérence au Canada.

Cette situation météo étonnante illustre bien les contrastes spectaculaires qui marquent le début du mois de juin. Pendant que le mercure grimpe près de 30 °C dans certains secteurs québécois, des flocons continuent de tomber ailleurs au pays.

Vendredi, des portions du Labrador ont vu leur décor blanchir temporairement sous l'effet de précipitations neigeuses. Le phénomène demeure inhabituel pour plusieurs observateurs, mais il n'est pas impossible à cette période de l'année.

Selon le météorologue Bertin Ossonon, la circulation atmosphérique actuelle favorise deux réalités complètement opposées. Des creux météorologiques touchent l'est et l'ouest du pays, tandis qu'une crête plus chaude protège une partie du Québec.


La neige de juin pourrait encore surprendre le Québec

Dans l'Ouest canadien, certaines zones montagneuses pourraient recevoir des accumulations mesurables au cours des prochains jours. À l'extrême est du pays, des flocons demeurent également possibles près du Labrador et de Terre-Neuve.

Le Québec semble toutefois mieux placé pour éviter ce scénario. La masse d'air plus chaude présente au centre du pays devrait continuer de favoriser des températures largement au-dessus des normales saisonnières.

Quelques exceptions demeurent néanmoins possibles. Dans la nuit de dimanche à lundi, certains secteurs intérieurs de la Basse-Côte-Nord pourraient apercevoir quelques flocons selon les prévisions actuelles.

Même si l'idée de voir tomber de la neige en juin paraît surprenante, l'histoire climatique québécoise démontre que ce genre d'événement n'est pas sans précédent. Les données météorologiques montrent que des épisodes tardifs ont déjà été observés dans plusieurs régions nordiques de la province.

À Sept-Îles, des flocons ont notamment été signalés le 17 juin 1964, un record tardif qui demeure dans les archives climatiques. À Montréal, la date la plus tardive observée remonte au 26 mai 1994.

Cette situation rappelle une fois de plus à quel point le climat canadien peut réserver des surprises. Entre les terrasses bondées du sud du Québec et les paysages blanchis du Labrador, le pays offre actuellement deux saisons complètement différentes.

À lire également sur Derniere Heure Qc :
Pier-Luc Funk en couple avec cette humoriste?