Il y a beaucoup d'action chez Hydro-Québec, puisque 9000 travailleurs menacent de débrayer sur les heures supplémentaires, et la pression monte d'un cran, tel que le rapporte Radio-Canada.
Après plus de deux années de pourparlers stériles, deux syndicats regroupant 9000 employés de la société d'État ont déposé un avis de grève visant les heures supplémentaires.
La convention collective est expirée depuis la fin de 2023. Mettons que la patience syndicale a ses limites, et le ton vient de monter sérieusement cette semaine.
Le SCFP-1500 représente plus de 6200 travailleurs spécialisés, dont des monteurs de ligne et des mécaniciens d'appareillage. Le syndicat des technologues, lui, compte 2700 membres qui ont emboîté le pas.
Le président du SCFP-1500, Frédéric Savard, parle d'un changement de stratégie devenu nécessaire. Selon lui, les communications avec la direction sont rendues au point mort.
« Les contribuables québécois paient cher pour de la sous-traitance qui finit par coûter encore plus cher quand on doit réparer les pots cassés », a fait valoir le leader syndical, qui dénonce une perte d'expertise interne.
Le débrayage devrait entrer officiellement en vigueur dans environ une semaine, le temps de régler la question des services essentiels avec l'employeur.
Grève à Hydro-Québec: Frédéric Savard hausse le ton sur la sous-traitance
Le principal point d'achoppement reste le recours grandissant à la sous-traitance dans les chantiers d'Hydro-Québec. Le syndicat juge que cette pratique mine la qualité du travail.
Pour appuyer sa sortie, Frédéric Savard cite des cas concrets survenus à la station des Appalaches, près de Québec, ainsi qu'à Manicouagan. Des travaux confiés à des firmes externes auraient carrément échoué.
Les équipes internes ont dû intervenir en urgence pour rattraper les retards. Dans au moins un cas, le bris est estimé à environ 1 million de dollars, selon le syndicat.
Le contexte global pèse lourd dans la balance. Hydro-Québec dépense déjà plus de 200 millions de dollars par année en heures supplémentaires, signe d'un problème structurel selon les représentants syndicaux.
La société d'État, de son côté, refuse de commenter les négociations en cours. Elle souligne toutefois avoir renforcé ses effectifs de métiers et de techniciens ces dernières années.
Un jugement récent a déjà sanctionné certains employés pour des gestes jugés illégaux dans le cadre du conflit. La grève sur les heures supplémentaires demeure, elle, une étape parfaitement légale.
Reste à voir si les deux parties trouveront un terrain d'entente sur les services essentiels avant la mise en vigueur du moyen de pression. Sinon, les Québécois pourraient en ressentir les effets dans les prochaines semaines.
Une chose est sûre, les négociations s'annoncent musclées, et l'été risque d'être chaud du côté des relations de travail à Hydro-Québec. Sera-t-on capable d'éviter le pire ?
Croyez-vous que la grève à Hydro-Québec est justifiée?
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