Les tiques à pattes noires poursuivent leur progression au Québec. De nouvelles municipalités viennent d'être ajoutées aux zones à risque surveillées par les autorités de santé publique.
L'Institut national de santé publique du Québec, l'INSPQ, a récemment mis à jour sa cartographie des secteurs où la présence de tiques infectées suscite davantage d'inquiétudes.
Cette révision touche notamment certaines municipalités de la Capitale-Nationale ainsi que plusieurs secteurs de Chaudière-Appalaches.
L'expansion de ces zones confirme une tendance observée depuis plusieurs années, alors que les tiques à pattes noires continuent de s'implanter dans de nouveaux territoires.
Ces parasites peuvent transmettre la maladie de Lyme, une infection qui peut entraîner des complications importantes lorsqu'elle n'est pas détectée rapidement.
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Tiques à pattes noires et maladie de Lyme préoccupent davantage au Québec
Parmi les secteurs désormais surveillés de plus près figure notamment la région de Portneuf, où la présence de tiques a été documentée.
La Dre Gabrielle Vermette, médecin-conseil spécialiste en santé publique et médecine préventive au CISSS de Chaudière-Appalaches, souligne l'ampleur de cette progression.
Selon les données dévoilées cette année, 51 municipalités supplémentaires ont été ajoutées aux zones à risque identifiées par l'INSPQ.
Cette augmentation porte désormais à 53 le nombre total de municipalités concernées dans cette mise à jour.
Les MRC des Appalaches et de Lotbinière figurent maintenant parmi les territoires où les résidents doivent faire preuve d'une vigilance accrue.
L'ajout de ces secteurs ne signifie toutefois pas que les autres régions sont exemptes de risques.
La spécialiste rappelle que les tiques infectées peuvent être présentes dans plusieurs endroits qui ne figurent pas encore sur les cartes officielles.
Elle insiste donc sur l'importance d'adopter des mesures préventives partout au Québec, peu importe la région visitée.
Le fait de résider dans une zone officiellement reconnue à risque peut également faciliter certaines démarches médicales.
Une personne qui retire une tique après une exposition prolongée peut notamment consulter un pharmacien afin d'évaluer la pertinence d'un traitement préventif.
Les experts estiment que le risque de contracter la maladie de Lyme après une piqûre de tique demeure relativement faible, mais bien réel.
Dans Chaudière-Appalaches, ce risque serait d'environ 10 %, alors qu'il atteindrait près de 22 % à l'échelle québécoise selon les données évoquées.
Pour réduire les dangers, les autorités recommandent le port de vêtements longs lors des activités en forêt ou dans les hautes herbes.
Une inspection complète du corps après une sortie à l'extérieur demeure également l'un des moyens les plus efficaces pour repérer rapidement une tique.
Malgré l'expansion des zones touchées, certaines régions demeurent particulièrement surveillées par les spécialistes.
L'Estrie, l'Outaouais et la Montérégie continuent d'être considérées parmi les territoires où le risque associé aux tiques demeure le plus élevé.
Avec l'arrivée de l'été et l'augmentation des activités de plein air, les autorités invitent les Québécois à demeurer attentifs et à adopter de bonnes habitudes de prévention.
Êtes-vous préoccupé par les tiques au Québec?
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